Une autre grève s’annonce dans le secteur des traversiers, cette fois les 29 et 30 juin à la traverse qui relie Sorel-Tracy à Saint-Ignace-de-Loyola.

Ce sont 70 salariés, des matelots et des préposés à l’accueil, qui débraieront, indique lundi le syndicat des Métallos, affilié à la FTQ.

Ces syndiqués se sont dotés d’un mandat de 10 jours de grève à déclencher au moment opportun. Il leur restera donc huit jours de grève à exercer à même leur mandat.

Cette traverse sera auparavant touchée par une autre grève, les 21 et 22 juin, cette fois par les officiers de navigation et officiers mécaniciens.

Ces officiers de Sorel-Tracy–Saint-Ignace-de-Loyola débraieront en même temps que les officiers d’autres traverses, ces journées-là.

La Société des traversiers a confirmé avoir reçu un avis de grève du syndicat qui représente les officiers brevetés de la traverse Tadoussac–Baie-Sainte-Catherine, de la traverse Matane–Baie-Comeau – Godbout, de la traverse L’Isle-aux-Coudres–Saint-Joseph-de-la-Rive, de la traverse Québec-Lévis et de la traverse Sorel-Tracy–Saint-Ignace-de-Loyola.

« Si les employés syndiqués maintiennent la grève, elle débuterait le 21 juin 2024 à 6 h pour se terminer le 23 juin 2024 à 6 h. Cette grève aura pour effet d’interrompre le service aux traverses de Matane, de Québec et de Sorel », a précisé par courriel la STQ.

« Pour ce qui est des traverses de Tadoussac et de L’Isle-aux-Coudres, les services essentiels seront assurés. Pour ces deux traverses, le Tribunal administratif du travail pourra déterminer, à défaut d’une entente entre les parties, des services essentiels à maintenir », ajoute la STQ.

Le salaire est le principal point en litige. Les négociations durent depuis plusieurs mois avec la STQ.

« L’employeur se traîne les pieds dans les négociations et répète qu’il n’a pas de mandat du Conseil du trésor afin d’aborder les aspects monétaires du contrat de travail. Il fait du chantage aux concessions et n’offre même pas l’équivalent des hausses offertes aux syndiqués du front commun », a dénoncé Alain Gendron, du syndicat des Métallos.

La STQ, de son côté, a déploré le recours à la grève. « Des milliers de Québécois qui vont se déplacer partout au Québec pendant la fin de semaine de la fête nationale du Québec seront donc pénalisés. La STQ respecte le droit de grève de ses employés, mais nous trouvons dommage que les employés aient eu recours à ce moyen de pression à ce moment-ci, puisque les négociations se poursuivent, tel que le calendrier des négociations le prévoit. Nous demeurons disponibles pour échanger avec le syndicat pour trouver des solutions qui permettraient d’éviter le recours à la grève d’ici son déclenchement. »