(Québec) Le gouvernement a présenté vendredi le concept retenu pour le nouveau pont de l’île d’Orléans, un ouvrage « signature » selon Québec.

Gabriel Béland Gabriel Béland
La Presse

Le pont à haubans sera livré en 2027, avec trois ans de retard. Il doit remplacer l’ouvrage actuel, qui date de 1935. Les Orléanais attendent depuis longtemps que le vieux pont, très étroit, soit remplacé.

« C’est un pont beaucoup plus large, avec accotement », a expliqué la députée de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, Émilie Foster.

Le consortium Groupement Origine Orléans, composé des firmes Stantec et EXP, a été retenu pour concevoir le projet.

Le pont à haubans sera situé à environ 120 mètres à l’ouest du pont actuel. Il sera long d’un peu plus de 2 kilomètres. Il doit comprendre des accotements et une piste polyvalente de part et d’autre des voies de circulation. Les cyclistes auront donc plus d’espace pour accéder à l’île.

«Les gens de l’île sont vraiment heureux. C’est un projet qui aboutit après avoir changé de forme souvent. À un moment, il était même connecté au troisième lien », rappelle le préfet de l’île d’Orléans, Harold Noël.

Le prix n’est pas dévoilé

« Ce projet-là était attendu depuis longtemps », a lancé le ministre des Transports. François Bonnardel n’a pas voulu dévoiler le prix estimé du nouveau pont pour ne pas affecter le processus d’appel d’offres.

« Comme tous les grands projets que j’annonce depuis deux ans, pour ne pas teinter le processus d’appel d’offres, je ne peux vous donner de montant dédié spécifiquement pour le pont. Je pourrai le faire en temps et lieu, mais pas pour l’instant », a dit M. Bonnardel.

Le ministre a prévenu qu’il en serait de même pour le troisième lien. Le tracé du tunnel Québec-Lévis doit être présenté cet automne. Une annonce est imminente, assure l’élu caquiste. Mais le coût de ce méga-projet ne sera toujours pas dévoilé à ce moment, a prévenu M. Bonnardel.

Le vieux pont « sécuritaire »

Le gouvernement a dû injecter 16 millions de dollars dans les dernières années pour entretenir le pont actuel. « Je veux rassurer les gens de l’île et les gens de Québec, le pont est sécuritaire », a tenu à dire M. Bonnardel.

Mais des restrictions de charge ont été annoncées le printemps dernier par le MTQ. Celles-ci ont des impacts pour l’économie de l’île, rappelle le préfet.

« Ça augmente les frais de transports pour les producteurs agricoles, parce qu’on ne peut pas remplir les camions », note M. Noël.

À terme, le vieux pont sera détruit. Le gouvernement n’a pas voulu donner d’échéancier à ce sujet vendredi.