(Trois-Rivières) Une pétition affichée sur le web réclame la protection d’une vieille murale peinte sur un mur de Trois-Rivières il y a 111 ans.

La Presse canadienne

L’initiatrice de la pétition, Élizabeth Leblanc-Michaud, entend déposer la pétition aux élus municipaux lors de la prochaine assemblée du Conseil de Ville.

La murale a été exposée mardi dernier lors de travaux de démolition d’un immeuble adjacent situé sur la rue Hart, au centre-ville de Trois-Rivières. On peut lire très distinctement plusieurs mots de l’enseigne publicitaire du marchand de fourrure Ovide Rocheleau, de même que l’année 1908.

Mme Leblanc-Michaud signale que de tels vestiges du passé sont de plus en plus rares, les murales ne bénéficiant habituellement d’aucune protection patrimoniale. Puisque le terrain de la bâtisse démolie appartient à des intérêts privés, elle craint que la murale soit bientôt à nouveau cachée sous la brique.

À son avis, la murale appartient au patrimoine collectif de Trois-Rivières et tous devraient pouvoir en profiter.

L’établissement d’Ovide Rocheleau a été construit après le grand incendie qui avait ravagé le centre-ville de Trois-Rivières en juin 1908. Selon la Société de conservation et d’animation du patrimoine de Trois-Rivières, cet incendie a détruit environ 800 bâtiments.

Jeudi matin, la pétition d’Élizabeth Leblanc-Michaud avait recueilli l’appui de 1230 personnes.