Jacques Marin a voulu rendre service à son voisin durant la tempête de vendredi, mais sa bonté lui a été fatale. Le septuagénaire est mort, visiblement assommé par l’abri d’auto emporté par le vent de son voisin, à Saint-Étienne-des-Grès, en Mauricie.

Audrey Ruel-Manseau Audrey Ruel-Manseau
La Presse

« C’est un bête accident. Il était toujours prêt à rendre service. Ce n’était même pas à lui, le Tempo. Mais c’était dans sa nature. Et il est mort de même », a raconté Claude Roussel, beau-frère de la victime, joint par La Presse, hier soir.

M. Marin et sa femme – la sœur de M. Roussel – étaient à leur demeure du chemin du Lac-Bourassa, vendredi matin, quand le malheur a frappé.

« Il était avec ma sœur, vers 10 h 30. Et ils ont vu le Tempo du voisin partir au vent. Il est sorti dehors et le Tempo a traversé l’autre bord du petit lac », raconte M. Roussel.

Ma sœur n’a pas vu l’accident comme tel. Mais quand elle est sortie dehors, elle ne voyait plus Jacques, et le Tempo était rendu comme dans un arbre. Elle s’est rendue à côté, et Jacques était rendu à terre, inconscient. Ils ont appelé l’ambulance.

Claude Roussel, beau-frère de la victime

M. Marin a été transporté au centre hospitalier de Trois-Rivières. Le CIUSS a confirmé qu’un homme était mort d’un traumatisme crânien en fin de semaine, sans vouloir confirmer son âge, sa provenance et les circonstances dans lesquelles il avait été blessé. La famille de M. Marin a affirmé qu’il était mort des suites de ses blessures samedi, à l’hôpital.

« Jacques venait de fêter ses 71 ans, le 28 octobre. Je venais de l’appeler pour sa fête. C’est la dernière fois que je lui ai parlé, a dit M. Roussel, au bout du fil. C’était un bon gars, même s’il avait parfois la mèche courte. Il avait un bon cœur, il aimait aller dans les encans et il me ramenait toujours des affaires sans vouloir se faire payer. »

Jacques Marin a longtemps travaillé à la municipalité de Saint-Étienne-des-Grès. Il s’occupait notamment des patinoires, avant de prendre sa retraite il y a quelques années. Il avait un fils de 33 ans.

M. Marin est la deuxième victime de la tempête du 1er novembre. Un homme de 63 ans a aussi perdu la vie de façon tragique, vendredi matin. Un arbre lui est tombé dessus, alors qu’il était en train d’en photographier un autre déjà au sol, sur la rue du Cercle des Cantons, à Bromont. 

— Avec Le Nouvelliste