(Rivière-du-Loup) Le ministre des Transports, François Bonnardel, soutient que «des recours judiciaires sont encore possibles» contre le constructeur italien du traversier NM F.-A.-Gauthier pour les «coûts énormes» liés à sa réparation.

Tommy Chouinard Tommy Chouinard
La Presse

Acheté du chantier naval Fincantieri au coût de 175 millions et mis en service il y a quatre ans, ce bateau est en cale sèche depuis plusieurs mois en raison de bris et de vices de construction. Il faisait la liaison entre Matane et Godbout.

Jeudi matin, le premier ministre François Legault déclarait que, «malheureusement, il semble qu’il n’y a pas de recours possible» contre le constructeur.

Or M. Bonnardel a rectifié le tir par la suite. «Il y a des recours judiciaires qui peuvent être entrepris», a-t-il soutenu. Si la garantie prévue au contrat est épuisée, il y aurait une façon de réclamer des sommes au constructeur pour les coûts de réparation.

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François Bonnardel

«Des recours judiciaires sont encore possibles. Nos assurances devront aussi être mises à profit pour vérifier ce qu’on pourra faire pour être capables de réclamer ces réparations qui ont été faites dans les derniers mois», a-t-il expliqué lors d’une mêlée de presse en marge d’une réunion du caucus caquiste à Rivière-du-Loup. «C’est trop tôt pour vous dire de quelle façon ça va se faire.»

Selon lui, «il y a des sommes importantes en jeu». On parle de dizaines de millions de dollars. Or la réparation du bateau n’est pas encore complétée.

M. Bonnardel compte le «remettre à l’eau le plus rapidement possible». «Avant Noël», a-t-il précisé.

François Legault blâme l’ancienne administration. «Le gouvernement libéral et les dirigeants de l’époque de la STQ ont, comme on dit en bon québécois, acheté un citron et n’ont pas fait les vérifications nécessaires», a-t-il déploré.