Un bris du module électronique sur l’un des deux traversiers qui assurent en continu le lien entre Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac, sur la Côte-Nord, cause présentement d’importants retards pour les automobilistes.

Simon-Olivier Lorange Simon-Olivier Lorange
La Presse

Le Armand-Imbeau II a été retiré de la circulation ce vendredi avant-midi, laissant l’autre navire, le Jos-Deschênes II, effectuer seul la traversée de la rivière Saguenay dans les deux directions.

En temps normal, les départs dans chaque direction s’effectuent aux 20 minutes; ce délai est désormais de 40 minutes. La situation est particulièrement problématique à l’aube du long week-end de la fête du Travail, moment où l’achalandage augmente substantiellement. Sur les réseaux sociaux, des internautes dénoncent des temps d’attente de deux ou trois heures.

À la Société des traversiers du Québec (STQ), on affirme être sensible au contexte particulier du long week-end. Le Armand-Imbeau II est déjà en réparation, assure-t-on, et dans le plus optimiste des scénarios, le service pourrait reprendre dès ce vendredi soir. La porte-parole Julie Drolet a précisé avoir «bon espoir» que la situation sera rétablie samedi matin; dans le pire des cas, un navire provenant de Québec prendra la relève samedi soir.

Selon Mme Drolet, le service de traverse sur ce tronçon a été particulièrement fiable cet été, avec des temps d’attente inférieurs à l’année dernière. Néanmoins, nombreux sont les résidants de la Côte-Nord et de Charlevoix qui réclament depuis des années la construction d’un pont reliant les deux rives.

Une pétition circule même pour appeler au boycott de la traverse au profit d’un détour routier de trois heures par Saguenay.