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Gatineau: des autochtones occupant un chantier évacués par la police

Les occupants illégaux du terrain ont été avertis... (Photo Simon Séguin-Bertrand, Le Droit)

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Les occupants illégaux du terrain ont été avertis par les policiers qu'ils devaient quitter le site ou qu'ils seraient arrêtés.

Photo Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

La Presse Canadienne

Des dizaines de policiers sont intervenus, jeudi soir à Gatineau, pour évincer des autochtones qui occupaient un chantier clamant qu'il s'agit d'un site sacré.

L'intervention policière a débuté en soirée sur la rue Jacques-Cartier, a indiqué le porte-parole du Service de police de Gatineau, Pierre Lanthier. Plus tôt en journée, une injonction avait été émise par un juge obligeant le départ des manifestants.

Les occupants illégaux du terrain ont été avertis par les policiers qu'ils devaient quitter le site ou qu'ils seraient arrêtés.

Quelques minutes après cet avis, les policiers sont intervenus et ils ont procédé à l'arrestation de six personnes, qui refusaient de quitter le site, occupé depuis quelques semaines. Au moins quatre autres personnes ont décidé de quitter les lieux par elles-mêmes.

Les personnes arrêtées seront accusées au criminel, a fait savoir Pierre Lanthier.

Le site occupé est la propriété de la Ville de Gatineau, qui est à l'origine des démarches judiciaires alors qu'elle souhaite mener différents travaux à cet endroit.

Le porte-parole de la police de Gatineau a admis que le déploiement policier était d'«envergure», même s'il n'y avait qu'une poignée de manifestants sur le site.

«C'est une pratique courante dans un événement semblable. On veut que ça se déroule bien. On ne voulait pas de confrontation et tout s'est très bien déroulé», a soutenu M. Lanthier.

«On est là pour faire respecter les lois. Au niveau des débats et des partis impliqués, ça ne nous appartient pas. Notre rôle n'est pas de juger les points de vue des partis impliqués, mais bien de faire cesser l'infraction criminelle», a ajouté le porte-parole du corps policier.

Mercredi, les autochtones avaient fait parvenir une injonction en réponse à une autre injonction de la ville.

«Vos monstrueux tuyaux ne doivent pas passer dans notre site sacré», pouvait-on lire dans le document envoyé à différents médias et signé par celui qui se présente comme le chef des Algonquins Hors Réserves Fort-Coulonge, Roger Fleury.

Le site est «riche de nos artefacts», avait-il soutenu dans cette missive, justifiant ainsi l'occupation du site de la rue Jacques-Cartier.




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