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Train de banlieue à Mirabel: le maire accuse Québec d'hypocrisie

Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur.... (Photo Archives La Presse)

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Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur.

Photo Archives La Presse

Bruno Bisson
La Presse

Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, a qualifié d'«hypocrite», hier, la décision de l'Agence métropolitaine de transport (AMT) de surseoir pour une période indéterminée à la construction d'une gare de train de banlieue dans sa municipalité.

L'AMT s'est retirée de ce projet prévu depuis 2006 sur la ligne de train de banlieue de Blainville-Saint-Jérôme, en raison des profondes dissensions locales sur l'emplacement de la gare et de son stationnement incitatif. La Ville de Mirabel souhaite implanter cette gare sur des terres agricoles protégées dans le secteur de Saint-Janvier, près de la route 117.

«C'est d'une stupidité totale, a dénoncé le maire de Mirabel, lorsque joint par La Presse hier, et c'est tellement hypocrite de la part du gouvernement du Québec. Le Parti québécois est celui qui a fait le plus de promesses en faveur des transports collectifs, en campagne électorale. Depuis qu'il est élu, qu'est-ce qu'il fait? Rien.»

Comme il le fait depuis plusieurs années, malgré les deux décisions défavorables de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), confirmées en appel par le tribunal administratif du Québec, M. Meilleur a défendu le site privilégié par la municipalité, même s'il est situé en zone agricole.

Pas d'autres terrains

Selon le maire, il n'y a pas de terrains disponibles le long de la voie ferrée, pour la gare, dans la zone «blanche» de la municipalité, ouverte au développement. Il a d'ailleurs mis au défi l'AMT, l'agence provinciale responsable des trains de banlieue, «d'aller exproprier les 10 ou 15 familles de Mirabel qu'on va expulser de chez elles en milieu urbain, pour sauver 350 000 pieds carrés de sol arable».

L'emplacement choisi par la Ville est vivement contesté par un syndicat local de l'Union des producteurs agricoles (UPA), qui estime que les empiètements prévus dans le territoire agricole entraîneront l'enclavement d'autres terres - qui seront ensuite réclamées à leur tour pour le développement urbain. La CPTAQ lui a donné raison en 2006 et en 2010.

En 2011, la Ville de Mirabel s'est prévalue d'un article de la loi pour exproprier des lots totalisant 31 000 mètres carrés le long d'un chemin municipal du secteur de Saint-Janvier, la rue Victor, qui est déjà desservie par un réseau d'égout et d'aqueduc.

Selon M. Meilleur, l'expropriation de ces terrains à des fins municipales va se poursuivre malgré la décision de l'AMT de mettre son projet de gare sur la glace. Un des deux propriétaires des terrains concernés conteste les procédures entreprises par la Ville.

En mars dernier, le ministre de l'Agriculture du Québec, François Gendron, a commandé un nouvel avis à la CPTAQ sur l'acceptabilité du projet de Mirabel. Cet avis est toujours en attente.




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