Les quelque 400 cols bleus de la Ville de Sherbrooke ont entrepris une grève générale de 13 jours, à minuit, dimanche matin.

LA PRESSE CANADIENNE

Le syndicat affirme qu'il respectera la liste de services qui doivent être maintenus, conformément à une entente signée devant le Conseil des services essentiels.

Jusqu'au 7 janvier, des équipes resteront donc en poste pour assurer les services d'eau potable, l'épuration des eaux usées et l'entretien sanitaire d'édifices municipaux. D'autres seront notamment prêtes à intervenir en cas de verglas ou de chutes de neige de plus de dix centimètres en 48 heures.

Les arénas municipaux, eux, seront fermés, et la fréquence de collecte des déchets devrait être réduite.

Les cols bleus de Sherbrooke sont sans contrat de travail depuis trois ans. Depuis la fin des années 1970, ils n'ont jamais été en grève, sauf durant deux heures en 2005.

Le syndicat accuse la Ville de refuser de négocier. Les cols bleus réclament notamment la semaine de travail de quatre jours et une convention collective de cinq ans.

En assemblée générale le 12 novembre dernier, les cols bleus avaient étudié la dernière offre de la Ville, puis l'avaient rejetée à 97 pour cent. Le printemps dernier, ils avaient voté à 98 pour cent en faveur d'un mandat de grève, à déclencher au moment jugé opportun.