Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, considère que l'utilisation de clowns pour amuser les personnes âgées est une initiative que les journalistes ont trop facilement et rapidement ridiculisée. À ses yeux, cette activité a le mérite d'améliorer l'ambiance dans les hôpitaux tout en étant peu onéreuse.

Rollande Parent LA PRESSE CANADIENNE

«C'est là que vous voyez que parfois une bonne action peut être reprise politiquement par les médias de façon à rendre ridicule une oeuvre noble. Je vous parle avec mon coeur», a dit le ministre alors qu'il était interrogé à ce sujet, vendredi, au terme du congrès annuel de l'Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux.

«C'est sûr que les personnes âgées ont besoin de beaucoup de soutien, davantage que ce qu'on peut donner actuellement», a-t-il reconnu.

«Dans nos organisations, il y a plusieurs types de stratégies différentes pour essayer d'améliorer le climat de travail et l'ambiance. Il y a des chorales, on fait faire de la peinture, des activités à l'extérieur, on les amène au cinéma, dans les centres commerciaux. Ce n'est pas parce qu'on a ce type d'activités qu'on ne veut pas bien les nourrir, tenir propres leurs chambres», a ajouté le ministre Bolduc.

Il a rappelé que le recours aux clowns s'était fait d'abord au bénéfice des enfants malades, dans les centres d'oncologie notamment. Des joueurs de hockey vedettes ont également été invités à mettre l'épaule à la roue. «On s'est rendu compte que ça avait un effet bénéfique sur les jeunes patients», a-t-il signalé.

«Les gens qui font les clowns le font avec grand coeur pour aider les personnes. Ce n'est pas payant», a-t-il ajouté.

Il a été révélé cette semaine que la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, avait décidé de retenir les services de clowns pour distraire les personnes âgées qui vivent dans des centres d'hébergement et de soins de longue durée. Ce programme coûtera au gouvernement 293 000 $ pour une période de quatre ans.

Le congrès a réuni quelque 500 administrateurs et gestionnaires d'hôpitaux, de centres de santé et de services sociaux ainsi que de centres d'hébergement.