Le premier ministre Jean Charest a déclaré, mercredi, que le budget du gouvernement contiendra des mesures particulières pour soutenir les travailleurs affectés par le ralentissement de l'économie.

Alexandre Robillard LA PRESSE CANADIENNE

À la veille du dépôt du plan budgétaire, M. Charest a indiqué que la priorité sera donnée au marché du travail.«Il y aura des mesures en soutien aux travailleurs demain dans le budget, a-t-il dit. On va beaucoup penser aux travailleurs pour qu'on puisse justement aider ceux qui peuvent être affectés par le ralentissement économique.»

M. Charest a répété que le budget, qui sera présenté jeudi par la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, aura aussi pour objectif de maintenir les services à la population, ce qui fera basculer les finances publiques en terrain déficitaire.

Des mesures pour sortir du déficit sont aussi à prévoir, a dit le premier ministre, avant de se rendre à la réunion hebdomadaire des députés libéraux.

«On va protéger les services pour les Québécois, surtout dans un contexte de ralentissement économique, a-t-il soutenu. Ca veut dire que oui, il y aura un déficit; si on entre en déficit il faut prévoir comment on en sort.»

Le budget permettra d'avoir l'heure juste sur les finances publiques du Québec et de mettre à jour les prévisions de croissance économique.

Selon les plus récentes prévisions du Conference Board du Canada, le produit intérieur brut du Québec diminuera de 0,4 pour cent en 2009.

De leur côté, les économistes du Mouvement Desjardins ont estimé que le déficit du Québec pourrait s'élever à plus de 3 milliards $, en 2009-2010, une somme qui pourrait même atteindre les 5 milliards $ si le gouvernement québécois décide d'adopter un plan de stimulation vigoureux.

Le mois dernier, après avoir confirmé que le gouvernement allait inscrire un déficit, M. Charest n'avait pas écarté la possibilité que les sociétés d'État et organismes gouvernementaux décident de hausser leurs tarifs.

En janvier, lors de son énoncé économique, le gouvernement a indiqué que, dans l'éventualité où un ralentissement plus important que prévu entraînerait la baisse des revenus de l'État, le remboursement de la dette pourrait être temporairement interrompu, ce qui se traduirait par l'arrêt des versements au Fonds des générations.