Hausser les tarifs en période de crise, comme le laisse entendre le gouvernement Charest, «accablerait davantage la classe moyenne et les plus démunis», dénonce la chef du Parti québécois Pauline Marois. Elle demande plutôt un gel des tarifs «tous azimuts» pendant la crise économique, et somme le premier ministre de dévoiler l'état des finances publiques.

Karim Benessaieh LA PRESSE

«Nous demandons la vérité, a dit Mme Marois en point de presse ce matin à Saint-Constant, au sud de Montréal. C'est inadmissible, la façon de travailler du gouvernement actuel, qui nous a promis qu'il n'y aurait pas de déficit, puis qui a reconnu qu'il y en aurait un.» Vendredi dernier, M. Charest avait reconnu que des hausses de tarifs, notamment d'Hydro-Québec, pourraient survenir dans les prochains mois. Pour Pauline Marois, ces hausses seraient attribuables à «l'imprudence du gouvernement Charest». Elle prend note que le rendement catastrophique de la Caisse de dépôt et placement du Québec frappe durement les organismes publics comme la Société d'assurance-automobile du Québec ou la Régie des rentes. «S'il y a des augmentations de tarifs, ce sera le résultat net de l'orientation donnée par Jean Charest à la CDPQ, qui lui a ordonné de viser le rendement à court terme», estime Mme Marois.