Une femme de 81 ans originaire des Philippines a retiré, jeudi, son appui à la députée libérale fédérale Ruby Dhalla, éclaboussée plus tôt ce mois-ci par des allégations de mauvais traitement auprès de deux immigrantes embauchées comme aides familiales par sa famille.

Joan Bryden LA PRESSE CANADIENNE

Aurora Villanueva a affirmé jeudi qu'elle avait été utilisée dans cette affaire et que depuis, elle est devenue malade et stressée. Elle se dit également rejetée par sa communauté depuis ces événements.

Son nom avait été associé à une prétendue déclaration du Brampton Filipino Seniors Club, qui fait l'éloge du travail de la députée libérale auprès de la communauté philippine. De plus, le club d'âge d'or des Philippins de Brampton écrit que la réputation de Mme Dhalla a été «injustement entachée» par les allégations de mauvais traitement auprès de deux aides familiales philippines embauchées pour soigner sa mère.

Mme Villanueva a fait une autre déclaration jeudi, dans laquelle elle retire son appui à Mme Dhalla. Elle affirme désormais qu'elle n'a pas été suffisamment informée pour prendre une décision éclairée lorsque le temps est venu de signer la première lettre.

Elle a également ajouté que la première déclaration avait été rédigée par le bureau de la députée et qu'elle avait simplement accepté de la signer, sans la lire et sans être informée de l'importance des allégations portées contre Mme Dhalla. Selon elle, la déclaration a également fait fausse route en la désignant à titre de présidente du club, puisqu'elle ne l'est plus et qu'elle n'a pas l'autorité de parler en son nom.

Ruby Dhalla a répliqué jeudi dans une déclaration où elle dit apprécier les précisions de Mme Villanueva mais que cette dernière ne parle pas au nom du Brampton Filipino Seniors Club. Elle a ajouté que plusieurs membres de ce club et de la communauté philippine lui avaient témoigné leur appui.