Les lock-outés du Journal de Montréal ont reçu un coup de pouce apprécié ce matin. Invité à s'adresser aux quelque 250 syndiqués réunis en assemblée, le chef du Nouveau parti démocratique, Jack Layton, s'est engagé à demander au gouvernement Harper de cesser tout achat de publicité d'organismes fédéraux dans les pages du Journal.

Karim Benessaieh LA PRESSE

M. Layton enverra dès aujourd'hui une lettre en ce sens au premier ministre. La semaine prochaine, il apostrophera le gouvernement en Chambre à ce sujet.La promesse, inattendue, a été accueillie par une bruyante ovation debout dans le local surchauffé du Centre du Plateau, rue Saint-Joseph à Montréal, où les employés se sont réunis.

«Vous mettre en lock-out, ce n'est pas juste, pas acceptable, a déclaré M. Layton. Nous serons toujours avec vous. On doit arrêter cette grande concentration dans la production de nouvelles. On a besoin de diversité.» Il a expliqué sa stratégie par un dicton en anglais: «You've got to get them where it hurts» (Il faut les frapper là où ça fait mal).

Le lock-out décrété le 24 janvier dernier par Quebecor a été justifié par la nécessité pour l'entreprise de s'adapter au nouveau contexte économique des médias. Aucune rencontre de négociation n'a eu lieu depuis près de deux mois.