Le ministre Christian Paradis ne regrette pas les propos qu'il a tenus à l'endroit de l'ancien organisateur du PLC Beryl Wajsman, malgré la mise en demeure qu'il a envoyée au Parti conservateur jeudi.

Mis à jour le 28 févr. 2009
Violaine Ballivy LA PRESSE

Beryl Wajsman a exigé des excuses publiques de M. Paradis à la suite de la diffusion d'un communiqué de presse, mercredi, dans lequel le ministre Paradis suggère au chef libéral, Michael Ignatieff, de «s'opposer au retour de Wajsman».

 

«Le Parti libéral n'a définitivement rien appris du scandale des commandites vivement dénoncées par la commission Gomery. Il accueille à bras ouverts dans son équipe de proches conseillers un des acteurs-clés du scandale des commandites», affirme le ministre Paradis dans ce communiqué.

Interrogé par La Presse, M. Paradis a rejeté d'un revers de main la demande de M. Beryl Wajsman et annoncé qu'il n'avait pas l'intention de lui offrir ses excuses: «J'ai dit ce que j'avais à dire et le rapport Gomery parle de lui-même.»

Beryl Wajsman est l'une des 10 personnes écartées du Parti libéral du Canada à la suite du scandale des commandites en 2005. Il a retenu les services de l'avocat Julius Grey pour le défendre dans cette affaire.

Plus tôt cette semaine, le chef du Parti libéral s'est distancié de l'ancien organisateur montréalais, affirmant qu'il n'avait pas de contacts avec lui.