L'homme à qui le ministre Lawrence Cannon vient de confier le mandat de mettre de l'ordre à Droits et Démocratie n'a pas la langue dans sa poche. Au cours des dernières années, Gérard Latulippe s'est exprimé à plusieurs reprises sur la menace que font peser sur le Québec les nombreux immigrants originaires de pays où se pratique l'intégrisme religieux en général, et plus particulièrement l'intégrisme musulman.

Mis à jour le 23 févr. 2010
Agnès Gruda LA PRESSE

«Mario Dumont a eu le courage de soulever un débat public sur l'immigration, qui tardait à venir», a-t-il écrit en 2006, alors que l'Action démocratique du Québec lançait sa bataille électorale contre les accommodements religieux.

 

«De plus en plus d'immigrants proviennent de pays où se pratique un intégrisme religieux. Ils exigent alors l'application sur notre territoire de règles de comportement social dictées par leur religion, comme s'ils se trouvaient encore dans leur pays d'origine», poursuivait M. Latulippe avant de montrer du doigt les communautés les plus problématiques: les juifs hassidiques, les sikhs et «une partie importante de la communauté musulmane».

M. Latulippe comparait alors ces nouveaux venus aux vagues d'immigration anciennes, qui, elles, n'avaient rien «d'incommodant».

Un an plus tard, Gérard Latulippe revient sur la question des accommodements religieux, qui auraient été conçus «pour que des groupes d'immigrants dont le comportement social, dicté par une forme d'intégrisme religieux, puissent se soustraire à nos valeurs communes».

«Nous commençons à vivre ce qui, en fait, est un phénomène occidental. L'incompatibilité des valeurs est devenu un problème majeur sur le continent européen où la population actuelle de 20 millions de musulmans aura probablement doublé d'ici 2025», déplore-t-il.