Un député néo-démocrate demande une enquête d'un comité parlementaire sur l'octroi par Postes Canada d'un contrat d'une durée de cinq ans octroyé sans soumission, et évalué à plus de 100 millions $, pour le transport de son courrier.

LA PRESSE CANADIENNE

Selon le député fédéral David Christopherson, cette entente «ne passe pas le test». Le député de la circonscription de Hamilton Centre est d'avis que Postes Canada n'a aucune raison d'attribuer un contrat sans soumission d'une telle valeur lorsque les prix des carburants sont aussi instables.

La controverse a pris naissance l'année dernière lorsqu'Air Canada, qui s'était vu confier ce contrat de 35 millions $ par année, a cessé d'offrir le service parce que Postes Canada refusait de payer une somme additionnelle de 15 millions $ par année pour les frais reliés au carburant.

Selon John Caines, un porte-parole de Postes Canada, la Société de la Couronne a eu peu de temps pour trouver une solution de rechange car Air Canada a mis fin au contrat à 120 jours d'avis.

La direction de Postes Canada ajoute que la seule option valable était d'accorder le contrat, sans passer par l'étape des appels d'offres, à Courrier Purolator et au transporteur aérien Kelowna Flightcraft Air Charter Ltd.

Selon M. Christopherson, cette procédure soulève des questions de transparence parce que Postes Canada et Barry Lapointe, président de Kelowna Flightcraft, sont les deux plus importants actionnaires de Purolator.

M. Christopherson a émis l'opinion que Postes Canada n'avait retenu aucune leçon du scandale des commandites, lorsque des contrats consentis à des fournisseurs uniques avaient mis la Société de la Couronne dans l'eau chaude devant la commission Gomery.