Au cours de leur dernière rotation en Afghanistan, de l'été 2007 au début de l'année 2008, 68 militaires rattachés à la base de Valcartier ont dû être rapatriés en raison de blessures sévères. C'est ce que rapportait le quotidien Le Soleil de Québec dans un article publié le 11 février 2008.

André Duchesne LA PRESSE

La source du journal était la major Chantal Descôteaux, alors médecin-chef de la base militaire. Selon ce que celle-ci avait précisé, les blessures se détaillaient ainsi :- 8 cas de fractures multiples dont 4 nécessitant une amputation ;

- 5 traumatismes crâniens cervicaux ;

- 5 cas imputables à des éclats de bombes ;

- 1 cas de blessure par balle ;

- 1 cas de problème d'oreille sévère ;

- 17 entorses et problèmes locomoteurs ;

- 14 cas de médecine interne ;

- 3 hernies inguinales (à l'aine) ;

- 7 cas de stress opérationnel ;

- 7 cas de dépression.

Sont exclus de cette liste les blessures mineures n'ayant pas nécessité une évacuation. Selon Le Soleil, 8 autres militaires, blessés mais non rapatriés sur-le-champ, ont été soignés pour blessure psychologique à leur retour.

En 2004, lors de leur rotation précédente à Kaboul, les soldats de Valcartier n'avaient enregistré aucune perte de vie au sein de leurs rangs. Les cas de blessures étaient rares. Il faut reconnaître que le niveau de danger était beaucoup moins élevé qu'à Kandahar.