Après plusieurs heures de négociations, l'homme d'une quarantaine d'années qui s'était barricadé dans une résidence du quartier Chomedey, à Laval, s'est finalement livré aux policiers.

Tristan Péloquin LA PRESSE

Le suspect n'a offert aucune résistance lors de son arrestation, a indiqué Martine Isabelle, porte-parole de la Sûreté du Québec, vers 13h15 cet après-midi. L'homme, probablement armé d'une arme de chasse de fort calibre, s'était barricadé vers 14h, dimanche, dans sa résidence de la 5e rue, près de la 92e avenue, à Laval. Son siège a forcé l'évacuation de 70 personnes du voisinage. Vers midi, un véhicule blindé de la SQ s'est positionné près de la résidence, et plusieurs avertissements ont été lancés par mégaphone pour inciter le suspect à se rendre.

L'homme a été transporté au poste de police de Laval, où il est présentement détenu. Les policiers n'étaient pas en mesure de préciser pour le moment la nature des accusations qui seront portées contre lui.

Les policiers de la SQ, qui ont pris le contrôle de l'opération vers 10h ce matin, inspectent actuellement la résidence afin de s'assurer que le secteur est sécuritaire. «D'ici une heure ou deux, les résidents évacués devraient pouvoir réintégrer leurs domiciles», indique Franco di Genova, porte-parole du Service de police de Laval.

Selon Nadia, une voisine évacuée, le suspect est un homme sans histoire: «visiblement, quelque chose a mal tourné. C'est un monsieur qu'on salue souvent quand on le croise dans la rue. Rien ne laissait croire qu'il ferait quelque chose comme ça», a-t-elle indiqué.

Par ailleurs, une enquête indépendante a été confiée cet après-midi à la Sûreté du Québec par le ministre de la Justice, à la suite d'une opération du Groupe d'intervention tactique du SPVM survenue au cours de la nuit. Vers 4 heures du matin, les policiers d'élite montréalais ont investi un domicile du boulevard Laird, à Ville Mont-Royal, où s'était barricadé un homme d'une soixantaine d'années huit heures plus tôt. Selon la SQ, l'homme gisait déjà inconscient dans le domicile lorsque les policiers ont pénétré dans l'immeuble. Il a été transféré à l'hôpital, où son état est jugé critique.

L'individu souffrirait de problèmes psychologiques sérieux et aurait négligé de prendre ses médicaments.

Lorsqu'une personne meurt ou subit des blessures graves dans le cadre d'une opération policière, l'enquête est automatiquement confiée par le ministère de la Justice à un corps policier tiers.