Le jeune fugueur David Fortin pourrait bien se trouver à Montréal. C'est du moins ce que croit son père, Éric Fortin, qui a passé la fin de semaine à scruter le centre-ville après qu'on lui eut dit que son fils y avait été aperçu.

Martin Croteau LA PRESSE

La semaine dernière, la Sûreté du Québec lui avait dit que l'adolescent de 14 ans, disparu depuis six semaines, avait été vu aux alentours du métro Berri-UQAM. Sans hésiter, M. Fortin a rassemblé une douzaine de bénévoles à Alma et a pris la route de Montréal vendredi.

 

Il a tenu son expédition secrète pour éviter que son fils essaie de se cacher.

«On se sent fébriles du fait qu'il y a beaucoup de monde, a confié Éric Fortin, joint hier après-midi. Mais la ville est si grande qu'on se demande si on va le retrouver ici.»

Les chercheurs bénévoles ont passé trois jours à écumer les refuges pour sans-abri, les stations de métro et les ruelles de l'est du centre-ville. Bredouille, le petit groupe a finalement décidé de rentrer au Saguenay-Lac-Saint-Jean en début de soirée.

«C'est dur, a reconnu le père de l'adolescent. On ne sait pas où il est, on ne sait pas ce qu'il fait, on ne sait pas avec quel genre de gens il peut être. Ce n'est pas évident.»

David Fortin a quitté le domicile familial le 10 février dernier. Selon les témoignages, il n'en pouvait plus d'être harcelé à l'école.

Il y a 10 jours, les caméras de surveillance d'un traversier qui relie Saint-Ignace-de-Loyola à Sorel-Tracy ont capté des images d'un adolescent qui ressemblait au jeune fugueur. Mais au grand dam de ses parents, ce n'était pas David Fortin.

Puis, la semaine dernière, à la demande des parents, qui souhaitaient écarter l'hypothèse du suicide, la Sûreté du Québec a fait des recherches dans la rivière La Petite Décharge, à Alma. Encore là, il n'y avait aucune trace du jeune garçon.

Malgré ces nouvelles recherches infructueuses, Éric Fortin ne perd pas espoir. Il jure de tout mettre en oeuvre pour retrouver son fils.

«Je n'abandonnerai jamais, a-t-il affirmé avec conviction. Pas avant que je le retrouve.»