Mark Lafleur, fils de l'ancien joueur étoile du Canadien de Montréal Guy Lafleur, ne connaîtra sa sentence que le 5 février prochain relativement à 14 accusations de voies de fait armées, séquestration et menaces à l'égard de son amie mineure, accusations auxquelles il a déjà plaidé coupable.

Rollande Parent

D'ici là, le jeune homme de 23 ans pourra commencer graduellement à vivre seul en appartement plutôt que chez ses parents. Il devra toutefois se soumettre à au moins un test de dépistage de drogue par mois, de façon aléatoire.

Ainsi en a décidé le juge Serge Boisvert qui, lundi, a annoncé qu'il n'était pas prêt à rendre une sentence parce qu'il a reçu trop tardivement les rapports d'évaluation psychiatrique et psychologique pour pouvoir en tenir compte.

Le juge Boisvert tient à voir l'évolution du comportement de Lafleur qui, a-t-il indiqué, a «entrepris des démarches qui s'avèrent positives».

«Il vous reste beaucoup de travail à effectuer. Continuez, suivez les conseils des professionnels, a-t-il conseillé.

Après l'avoir autorisé à aller vivre seul en appartement, le juge Boisvert a invité Mark Lafleur à jouer de prudence.

«C'est à vous à vous imposer des conditions, à vous prendre en main. Vous avez un long cheminement à faire», a fait valoir le juge.

«Je fais beaucoup d'efforts», a répliqué Mark Lafleur.

L'avocat de Lafleur, Me Mia Manocchio, croit que le juge a reporté le prononcé de la sentence parce qu'il veut que Lafleur «fasse davantage ses preuves. Il veut voir si d'ici le 5 février il est capable de respecter les conditions imposées relativement strictes.»

«Mark est au courant et c'est ce qu'il veut faire. C'est le test ultime. Ça passe ou ça casse», a déclaré Me Manocchio.

Pour l'heure, le jeune homme travaille avec son père au restaurant. Il a loué un appartement et va tenter de voir s'il peut vivre ailleurs que chez ses parents sans tout mettre en péril.

«Ça va se faire de façon graduelle. Il est rendu là. Ça fait longtemps qu'il n'a pas habité seul. C'est un test», a indiqué son avocate.

Dans cette affaire, la Couronne réclame cinq ans et demi de détention tandis que la défense demande une peine avec sursis.

Guy Lafleur et son épouse Lyse ont accompagné leur fils au palais de justice. Mercredi, ce sera au tour de Guy Lafleur de se présenter en cour pour répondre à des accusations d'entrave à la justice pour avoir aidé son garçon à contourner ses conditions de libération.

Une requête pour arrêt des procédures sera réclamée.