Un adolescent a été reconnu coupable de complot terroriste jeudi, à Brampton, en Ontario.

Colin Perkel LA PRESSE CANADIENNE

Le juge de la Cour supérieure de l'Ontario a déclaré en rendant son verdict qu'il y avait eu des preuves solides d'un complot terroriste impliquant non seulement ce jeune mais aussi d'autres individus qui ont été arrêtés pour leur appartenance à un groupe suspect appelé «Toronto 18».Dans le premier verdict rendu en vertu de la Loi antiterroriste canadienne, le juge John Sproat a rejeté les prétentions de la défense selon lesquelles le complot de la cellule présumée de Toronto n'était que pure fantaisie.

«Cela aurait pu être dit avant les attentats du 11 septembre 2001 qu'il n'était pas possible qu'un plan soit mis en place pour tuer des milliers de personnes et détruire des édifices à Manhattan et Washington», a-t-il fait valoir.

Le juge n'a pas été convaincu par la défense qui argumentait que le co-leader du groupe - un ami et mentor du jeune reconnu coupable - était un menteur et un fabulateur qui se plaisait dans son discours extrémiste.

Le jeune de 20 ans, qui ne peut être identifié puisqu'il n'avait que 17 ans au moment des faits reprochés, risque une peine maximale de 10 ans de prison.

«En fait, il a été démontré qu'il ne faisait que graviter en périphérie du groupe et j'espère que le juge saura le reconnaître», a fait valoir son avocat, Mitchell Chernovsky.

Il avait été allégué qu'un attentat devait être commis au parlement canadien et qu'une attaque personnelle était prévue contre le premier ministre du Canada.

«L'objectif était d'intimider la population et les politiciens pour favoriser un changement de politiques et la libération de prisonniers musulmans», a mentionné le juge.

Les membres du groupe «Toronto 18» ont été arrêtés il y a deux ans lors d'une spectaculaire opération policière; au moins cinq d'entre eux étaient d'âge mineur. Dix de ces suspects n'ont toujours pas été cités à procès.

Le juge a aussi relevé qu'un agent double de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Mubin Shaikh, avait livré des preuves crédibles lors du procès.

M. Shaikh avait admis avoir acheté des munitions et tirer des coups de feu devant des participants à ce que la couronne a identifié comme un camp d'entraînement terroriste au nord de Toronto.

«La défense n'a pas sérieusement remis en question la crédibilité de M. Shaikh, a affirmé le juge. Il m'a semblé un témoin généralement fiable.»