Un chantier national contre le décrochage scolaire au Québec s'impose et ne rien faire coûtera beaucoup plus cher à la société, selon un groupe de travail d'initiative citoyenne.

Marie Allard LA PRESSE

Jacques Menard, président de la Banque de Montréal, a incité ce matin le Québec à lancer un chantier national pour contrer le décrochage. Chaque jour actuellement, 100 jeunes quittent le secondaire. Sauver un décrocheur coûterait de 10 000 à 20 000 dollars, tandis qu'un décrocheur coute 120 000 dollars à la société, a-t-il fait valoir. M. Ménard a déploré qu'à l'âge de 20 ans, 31 pour cent des jeunes Québécois n'a toujours pas obtenu un diplôme d'études secondaires où l'équivalent.

Il a dit croire que le décrochage scolaire est l'affaire de toute la société et non seulement des écoles et du ministère de l'Éducation.

Le groupe de M. Ménard propose 10 pistes de solution pour un coût de 35 à 65 millions par an pendant trois ans, puis de 140 à 240 millions par an par la suite.Après avoir analysé différentes initiatives ayant connu du succès, le groupe a établi un certain nombre d'éléments présents dans chaque projet, notamment la présence d'un leader fort et prêt à s'engager dans cette action, l'engagement de la communauté et l'établissement d'une relation de confiance entre le jeune et les personnes qui l'encadrent.

Estimant à 1,9 milliard $ l'enjeu économique relié au décrochage, au Québec, par année, pour les 28 000 jeunes qui décrochent au secondaire, le président de la Banque de Montréal a dit croire qu'il était facile de constater l'avantage d'investir dans la persévérance scolaire.

Avec La Presse Canadienne