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Kahnawake agrandit son territoire

Kahnawake prend de l'expansion, au grand dam des villes avoisinantes. On vient... (Infographie, La Presse)

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Infographie, La Presse

Louise Leduc
La Presse

Kahnawake prend de l'expansion, au grand dam des villes avoisinantes. On vient en effet de lui céder 2,18 km2 de terres expropriées dans la foulée de la construction de l'autoroute 30.

L'affaire a été confirmée dans la Gazette officielle du Québec, hier.

Techniquement, l'usufruit de ces terres qui longent l'autoroute 30 et qui appartiennent au ministère des Transports est transféré au ministère des Affaires indiennes. Ce dernier les administrera en fiducie au bénéfice de Kahnawake.

«Kahnawake vit un moment historique», a déclaré le grand chef Mike Delisle Junior.

Le grand chef s'est réjoui du fait que le territoire de Kahnawake «s'agrandisse enfin». «Et ce n'est pas fini!»

Kahnawake souhaite en fait obtenir 200 acres de plus que ce qui vient d'être annoncé. Ce qu'il fera des terres? Ce n'est pas encore décidé, a-t-on répondu au conseil de bande.

La plus grande partie de ces terres se trouve à Saint-Constant (près de 1 million de mètres carrés). Sainte-Catherine (293 674 m2) et Châteauguay (140 477 m2) sont aussi touchés, tout comme Saint-Isidore. Ces terres font par ailleurs partie de la seigneurie du Sault Saint-Louis, un territoire revendiqué par les Mohawks. C'est à ce titre que le gouvernement du Québec a dû négocier avec Kahnawake en 2008 pour aménager le dernier tronçon de l'autoroute 30.

Une partie des terres a été expropriée il y a plusieurs décennies. Une autre partie l'a été après la crise de 1990, à une époque où l'on a voulu créer une zone tampon qui permettrait à l'éventuelle autoroute 30 de contourner Kahnawake.

Maires en colère

Le maire de Saint-Constant, Gilles Pepin, était furieux, hier. «On ne se laissera pas faire et je vais m'assurer que nous soyons traités de façon équitable. Le problème, ce n'est pas Kahnawake. On ne veut pas entrer en conflit avec eux, a-t-il dit. Le problème, c'est Québec.»

Il réclame de Québec le même traitement qu'a reçu Kahnawake - ou l'équivalent. D'un point de vue foncier, ces terres - dézonées, de surcroît - valent une petite fortune. «Nous demandons d'avoir l'équivalent de ces terres, tout aussi dézonées, que ce soit une lisière le long de l'autoroute 30 ou le long de la 132», plaide le maire Pepin.

Nathalie Simon, mairesse de Châteauguay et préfète de la MRC de Roussillon, craint quant à elle que cette affaire crée une compétition déloyale dans le développement le long de l'autoroute 30. Contrairement à ces terres obtenues par Kahnawake, les villes environnantes, elles, doivent composer avec une flopée de lois et de règlements encadrant l'urbanisme et protégeant l'agriculture et l'environnement.

«Selon le décret actuel, les territoires demeurent dans nos municipalités, mais leur usage est remis à Kahnawake. [...] Ils viennent chez nous, où l'on a du développement à proximité. Il faudra voir comment on se partagera tout cela.»

Le cabinet de Sylvain Gaudreault, ministre des Transports et des Affaires municipales, a annoncé hier la création d'un «comité de conciliation» chargé d'assurer «un développement harmonieux de la région».




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