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Transports collectifs: «Il y aurait moyen d'améliorer bien des choses»

La politique de mobilité durable adoptée par Québec... (sPHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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La politique de mobilité durable adoptée par Québec vise une augmentation importante des déplacements quotidiens en transports collectifs.

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Bruno Bisson
La Presse

Pendant que les grands projets de transports en commun promettent de façonner un avenir radieux pour Montréal, l'Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) devrait se relever les manches et trouver des solutions pour améliorer le quotidien actuel des usagers, qui est un peu moins reluisant, selon l'organisme Trajectoire Québec.

Alors que l'organisme se prépare à recevoir, ce midi, le nouveau ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, son président, François Pepin, croit que le moment n'a jamais été plus propice, pour le grand public, de réclamer des solutions à court terme aux dysfonctionnements de la mobilité.

« On sait que le gouvernement et les autorités percolent aux grands projets, affirme M. Pepin en entrevue. Mais ça ne changera rien aux problématiques d'autobus et de métro surchargés. À court terme, pour changer le quotidien des gens, il y aurait moyen d'améliorer bien des choses. »

Dans une lettre ouverte, M. Pepin énumère une série de pistes d'intervention : « Plus de bus express en voies réservées, plus de covoiturage, plus de taxis collectifs sur demande. Plusieurs terrains vacants pourraient être utilisés comme stationnements incitatifs avec navettes vers les stations et les gares du réseau de transport collectif. Les accotements des autoroutes devraient tous être transformés en voies réservées pour les autobus, les taxis et le covoiturage. »

Le grand virage de la mobilité durable, attendu depuis 20 ans, s'annonce bien réel, selon M. Pepin. Il y a une dizaine de jours, le ministre Bonnardel s'est engagé à poursuivre la mise en oeuvre de la politique de mobilité durable adoptée par le gouvernement précédent, qui vise une augmentation importante des déplacements quotidiens en transports collectifs et une réduction draconienne de l'utilisation des carburants fossiles d'ici 2030.

En campagne électorale, dit-il, la Coalition avenir Québec s'est engagée à ce que les investissements de transports annuels du ministère des Transports soient divisés en parts égales entre les routes et les transports en commun. Actuellement, le réseau routier accapare 70 % des investissements prévus dans les infrastructures de transports d'ici 2029.

« Maintenant, il faut que cela s'exprime concrètement. Si Québec est sérieux, le prochain signal va venir du premier budget du gouvernement Legault, en mars prochain », affirme M. Pepin.

Le président de Trajectoire Québec a plusieurs raisons de se réjouir. Depuis l'an dernier, les premiers travaux de construction du futur Réseau express métropolitain (REM) de la Caisse de dépôt et placement du Québec ont commencé ; le feu vert a été donné aux plans et devis du prolongement de la ligne bleue du métro jusqu'à Anjou ; après huit ans d'attente, l'aménagement du Service rapide par bus (SRB) du boulevard Pie-IX, dans l'est de la métropole, est en cours ; le nouveau gouvernement a donné l'assurance qu'il irait de l'avant avec le projet de Réseau structurant de transport collectif à Québec.

Mais en attendant, il manque d'autobus pour assurer les services quotidiens sur les circuits de la Société de transport de Montréal (STM), les autobus débordent, le métro aussi et les trains de banlieue ne répondent pas à la demande. Et deux d'entre eux, ceux de Deux-Montagnes et de Mascouche, n'auront même plus d'accès au centre-ville de Montréal dans moins d'un an.

La fermeture du tunnel du mont Royal à la circulation ferroviaire prévue en janvier 2020, afin de permettre l'implantation du REM dans l'emprise du train de Deux-Montagnes, va obliger les trains de Mascouche à s'arrêter à la gare Sauvé. Les passagers seront invités à rejoindre la station du métro du même nom, située sur le tronçon le plus saturé de la ligne orange, entre Laval et le centre-ville de Montréal.

Pour sa part, le train de Deux-Montagnes s'arrêtera désormais à la gare Du Ruisseau, située un peu au milieu de nulle part, dans le nord de Montréal. Plus de 7000 utilisateurs quotidiens du train attendent depuis des mois de connaître les mesures de remplacement qui seront mises en place pour qu'ils puissent rejoindre leur destination habituelle.

L'ARTM, cette nouvelle autorité régionale responsable de l'ensemble des services de transports collectifs dans la région métropolitaine, avait promis d'annoncer des solutions « à haut niveau » pour le mois de décembre. Puis pour le mois de janvier.

« On est en février, et on pense que ça va prendre encore quelques semaines », croit M. Pepin.




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