Alors que le caucus caquiste est divisé sur la notion d'intégrer une clause de droits acquis au futur projet de loi interdisant le port de signes religieux chez les fonctionnaires en position d'autorité, François Legault refuse pour l'instant de trancher, promettant toutefois une décision au cours des prochaines semaines.

Mis à jour le 31 janv. 2019
Hugo Pilon-Larose LA PRESSE

«Je n'ai pas pris ma décision encore», a dit le premier ministre, jeudi, à la fin de son caucus d'avant-session parlementaire qui s'est tenu en Outaouais.  

«Il n'y a jamais rien de simple dans la vie. On pèse le pour et le contre et on va vous revenir dans quelques semaines avec un projet de loi», a-t-il ensuite affirmé.

Plus tôt en journée, le ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion, Simon Jolin-Barrette, a déclaré qu'il souhaitait refléter le «consensus québécois» avec ce projet de loi, qui sera débattu au cours de la prochaine session parlementaire.  

«Le consensus québécois, c'est que les personnes en position d'autorité ne devraient pas pouvoir porter de signes religieux, [puis de] mettre en vigueur le projet de loi 62 des libéraux, c'est-à-dire que les services devraient être donnés et reçus à visage découvert», a précisé le premier ministre Legault.