La ministre de la Sécurité publique et vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, ouvre à la porte à ce que le 29 janvier - jour de la tuerie à la mosquée de Québec, en 2017 - devienne une journée nationale contre l'islamophobie.

Mis à jour le 29 janv. 2019
Hugo Pilon-Larose LA PRESSE

«C'est une discussion qu'on peut avoir», a-t-elle brièvement dit mardi lors de son arrivée au conseil des ministres, à Gatineau.  

«J'ai été récemment dans un tout autre ordre d'idée à un événement organisé par Louis Garneau pour avoir une journée nationale contre les textos au volant. Je trouve que c'est dans le même esprit d'essayer d'instituer cette pensée-là, cette mémoire-là», a dit Mme Guilbault.  

L'an dernier, en janvier, la Coalition avenir Québec (qui était alors deuxième groupe d'opposition) était toutefois opposée à cette idée défendue par le Conseil national des musulmans canadiens.  

«La CAQ n'entend pas soutenir cette demande. Nous croyons que la journée du 29 janvier devrait être consacrée à commémorer la mémoire des victimes de cette terrible tragédie. Il s'agit du geste intolérable d'une seule personne et non pas celui d'une société entière. Les Québécois sont ouverts et accueillants, ils ne sont pas islamophobes», indiquait le parti au journal Le Soleil.

À Ottawa, de nombreux groupes mettent aussi de la pression pour que le fédéral souligne le 29 janvier comme une journée nationale contre l'islamophobie. Le gouvernement Trudeau n'a toutefois pas statué à ce jour sur ce sujet.