N'en déplaise au Parti québécois (PQ), Robert Lafrenière ne sera pas convoqué par le gouvernement Legault à la commission parlementaire qui étudie le projet de loi 1 modifiant le mode de nomination du patron de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et du directeur général de la Sûreté du Québec (SQ).

Mis à jour le 16 janv. 2019
Hugo Pilon-Larose LA PRESSE

Lorraine Richard, députée péquiste de la circonscription de Duplessis sur la Côte-Nord et porte-parole du deuxième groupe d'opposition en matière de sécurité publique, déplore vivement cette décision, avançant que le témoignage de l'ex-patron de l'UPAC aiderait à retrouver un sentiment de confiance envers l'institution.

«M. Lafrenière a quand même dirigé cette unité-là pendant plusieurs années où on a parlé de coulage d'information, d'un climat de travail pourri. Il s'est passé beaucoup d'événements», a souligné mercredi Mme Richard après avoir été informée que le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) n'entendait pas convoquer M. Lafrenière.

«On s'en va vers une nomination aux deux tiers, on veut corriger les choses au niveau de l'UPAC, que ce soit plus transparent et redonner confiance au public. On pourra se faire notre propre opinion, on pourra interpréter les réponses de M. Lafrenière, mais c'est important d'entendre la personne [...] qui a été à la tête de cette unité-là où on a connu que des ratés», a-t-elle poursuivi.

Au cabinet de la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, on a réitéré mercredi que le gouvernement préférait ne pas convoquer Robert Lafrenière en commission parlementaire alors que le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) mène une enquête sur les fuites à l'UPAC.