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Pas question de se recentrer, QS gardera son «agenda de rupture»

Le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois... (Photo Olivier Jean, La Presse)

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Le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois

Photo Olivier Jean, La Presse

Québec solidaire n'a pas l'intention d'effectuer un virage au centre pour augmenter ses chances de prendre le pouvoir, ont affirmé ses leaders, samedi. Au contraire, ils entendent conserver leur « agenda de rupture assumé » à l'instar de plusieurs mouvements de gauche ailleurs dans le monde.

Dans le passé, certains partis progressistes ont délaissé les propositions les plus radicales de leur programme afin de plaire à un plus grand nombre d'électeurs. Ce fut le cas du Parti travailliste au Royaume-Uni, qui a pris le pouvoir sous Tony Blair dans les années 90.

Plus récemment, en politique fédérale, le Nouveau Parti démocratique a lui aussi tenté un virage centriste sous la direction de Thomas Mulcair.

Sauf que Québec solidaire n'a aucune intention de suivre cette voix.

« De penser que la prise du pouvoir pour un parti passe nécessairement par un recentrage, c'est une vieille manière de comprendre la politique, a affirmé son co-porte-parole, Gabriel Nadeau-Dubois. Ce à quoi on assiste à travers le monde, c'est l'émergence de mouvements politiques qui prennent ou s'approchent du pouvoir parce qu'ils ont un agenda de changement assumé. »

Pour appuyer son propos, il cite en exemple Jeremy Corbyn, du Parti travailliste britannique, et Bernie Sanders, le sénateur qui est venu à un cheveu de décrocher l'investiture démocrate aux présidentielles de 2016.

« Ce qui est en train de ramener les travaillistes anglais aux portes du pouvoir, c'est loin d'être une démarche de recentrage, a dit M. Nadeau-Dubois. C'est une démarche où on assume un agenda politique de rupture. C'est ce que Québec solidaire incarne au Québec et c'est ce qu'on veut continuer à avoir comme posture. »

La chef parlementaire du parti, Manon Massé, admet qu'un virage au centre de QS la « surprendrait beaucoup ». Elle convient en revanche que la plateforme électorale du parti était « touffue », peut-être trop pour certains électeurs.

« Elle va parfois dans des sujets très pointus et parfois dans des sujets très larges, a-t-elle expliqué. [...] C'est beaucoup pour un humain de pouvoir absorber tout ça dans les jours nécessaires en campagne électorale. »

Sans modifier le programme de QS elle croit possible de présenter à l'électorat une plateforme plus digeste aux prochaines élections.

« Au lieu d'avoir 2000 idées, d'en avoir juste quelques-unes, ce n'est pas une question de recentrer, a dit Mme Massé. C'est juste une question de rendre ça moins lourd.

Le programme de Québec solidaire prévoit la "nationalisation de grandes entreprises dans certains secteurs stratégiques ». Il prévoit de placer sous contrôle public l'industrie minière, l'industrie forestière et les entreprises oeuvrant dans l'énergie.

Les adversaires de Québec solidaire ont plusieurs fois attaqué la crédibilité des idées de QS pendant la campagne électorale. Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a notamment dénoncé le caractère « marxiste », « sectaire » et « anticapitaliste » de la formation politique.

Les membres de Québec solidaire sont rassemblés à Montréal, ce week-end, pour dresser le bilan de la campagne électorale qui leur a permis de réaliser une percée historique et de faire élire 10 députés.




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