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Apuiat: Ghislain Picard appelle François Legault à débloquer le projet

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec... (Photo Sean Kilpatrick,  ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Le chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec Labrador, Ghislain Picard

Photo Sean Kilpatrick, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

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PATRICE BERGERON
La Presse Canadienne
Québec

Il est temps que le premier ministre François Legault se montre à la hauteur et fasse débloquer cette semaine Apuiat, le projet de parc éolien de 600 millions des Innus de la Côte-Nord qu'il a combattu depuis plusieurs mois.

L'Assemblée des Premières Nations Québec Labrador (APNQL) a ainsi appelé le chef caquiste à s'élever pour traiter d'égal à égal avec la nation innue, dans une rencontre prévue jeudi, et prendre exemple sur le défunt premier ministre Bernard Landry, qui avait signé la Paix des Braves avec les Cris au début des années 2000.

Hydro-Québec devait s'engager en vertu d'une entente de principe conclue juste avant les élections à acheter les 200 mégawatts d'électricité d'Apuiat, mais le projet a été dénoncé par François Legault, pour son coût qu'il jugeait trop onéreux pour la société d'État, dans le contexte actuel de surplus d'électricité.

Incidemment, M. Legault avait dit en campagne électorale qu'il voulait s'inspirer de la Paix des Braves, mais les Innus lui reprochent maintenant de torpiller leur projet de parc éolien. Dans une entrevue mardi avec La Presse canadienne, le chef de l'APNQL, Ghislain Picard, rappelle qu'il faut maintenant une solution politique, au-dessus d'Hydro, entre chefs, comme pour la Paix des Braves.

« S'il n'y avait pas eu Ted Moses (le chef des Cris) et Bernard Landry, donc un accord politique entre ces deux personnes, Paix des Braves il n'y aurait pas eu », a souligné M. Picard. « On peut se permettre d'insister sur le caractère politique de la démarche. »

Le chef de l'APNQL a admis que le chef caquiste « s'est déjà peinturé dans un coin » avec son opposition au projet, mais il lui demande de prendre sa stature de premier ministre et non de chef de parti, quitte à faire volte-face.

« Il n'y a jamais eu de rencontre à ce niveau », comme celle qui aura lieu jeudi, entre le premier ministre et les chefs innus, donc selon M. Picard, « il y a toujours matière à discussion ».

Ghislain Picard exige du premier ministre qu'il aille au-delà de la « désinformation » d'Hydro-Québec dans cette controverse. Il estime que le président de la société d'État, Éric Martel, a outrepassé son rôle et que les chiffres avancés par Hydro ne sont pas fondés sur des données concrètes.

Apuiat est au centre de la controverse depuis plusieurs mois maintenant. Le projet de contrat d'approvisionnement en électricité était appuyé par le précédent gouvernement Couillard. Des articles avaient rapporté les réticences du grand patron d'Hydro, Éric Martel, ainsi que les coûts élevés du contrat à long terme pour Hydro, entre 1,5 et 2 milliards.




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