Le premier ministre François Legault repousse au printemps prochain le dépôt de son projet de loi sur les signes religieux.

Caroline Plante LA PRESSE CANADIENNE

Jusqu'à maintenant il avait laissé entendre que ce serait le premier ou un des tout premiers projets de loi de sa gouvernance pour régler cette question rapidement.

« Je crois que nous n'aurons pas le temps de le déposer avant Noël », a-t-il concédé en marge d'une rencontre avec le maire de Québec, Régis Labeaume, à l'Aquarium du Québec jeudi.

« Nous allons probablement le déposer au printemps », a-t-il ajouté, en réponse aux questions d'un journaliste anglophone.

Le chef du gouvernement n'a pas expliqué si ce sont des considérations politiques ou des aspects plus techniques du projet de loi qui l'empêchent d'agir avant le printemps.

La semaine dernière, M. Legault s'est dit confiant d'être en règle. Il a dit croire qu'il peut légiférer pour interdire le port de signes religieux chez les employés de l'État en position d'autorité, incluant les enseignants, sans avoir recours à la disposition de dérogation de la Charte canadienne des droits et libertés.

Jeudi, un mois jour pour jour après son élection, il a minimisé les hésitations de son gouvernement dans plusieurs dossiers, dont celui des signes religieux.

« Nous allons nous améliorer, a-t-il dit en anglais. Honnêtement, si les seuls petits problèmes que nous avons en ce moment sont ceux que nous aurons pendant les quatre prochaines années, je serai très heureux.

"Ajuster quelques lignes de presse, ce n'est rien comparativement à ce que les Québécois recevront grâce à ce gouvernement », a-t-il insisté, en réitérant sa promesse de remettre de l'argent dans le portefeuille des contribuables d'ici la fin de l'année.