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Notes gonflées: Sébastien Proulx défend l'efficacité de sa directive

«La directive que j'ai mise en place a... (Photo MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE)

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«La directive que j'ai mise en place a eu ses effets. (...) Il ne doit pas y avoir de manipulations [de notes]. Ça a été dit et redit, et je ne crois pas qu'il y en ait. S'il y en a, il faut que ça cesse», a affirmé mecredi le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx.

Photo MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

Sébastien Proulx ne croit pas que des directions d'école gonflent les notes de certains élèves, ce qui irait à l'encontre d'une directive qu'il a émise il y a plus d'un an pour que cette pratique cesse.

Le ministre de l'Éducation a réagi mercredi à la publication d'une enquête menée par la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) auprès de ses membres. Dans ce coup de sonde, près de 11% des enseignants ont affirmé subir des pressions pour modifier les résultats de certains élèves.

« La directive que j'ai mise en place a eu ses effets. (...) Il ne doit pas y avoir de manipulations [de notes]. Ça a été dit et redit, et je ne crois pas qu'il y en ait. S'il y en a, il faut que ça cesse », a affirmé M. Proulx lors d'une mêlée de presse à Québec.

« J'ai fait ce que j'avais à faire. J'ai exprimé [l'an dernier] par une directive que la loi devait s'appliquer », a réitéré le ministre. Cette directive, envoyée en mai 2017, stipule que « les modifications de notes dans le but d'atteindre des cibles de réussite ne sont pas tolérées. » 

À la période des questions, questionné par le Parti québécois (PQ), le ministre a ajouté que « les enseignants ont de l'autonomie, mais [qu'il] n'est pas anormal de voir une directrice ou un directeur d'établissement [discuter] avec un enseignant de la progression d'un enfant. » 

Peu d'amélioration, estime la CAQ 

Le porte-parole en matière d'éducation pour la Coalition avenir Québec (CAQ), Jean-François Roberge, estime pour sa part que la directive émise par le ministre n'est pas efficace. 

« Il met de la pression sur les commissions scolaires, sur les directions d'école et sur les enseignants [pour atteindre des cibles de réussite], puis il s'étonne de voir des notes gonflées. C'est n'importe quoi. Il fait tout ce qu'il faut pour que ça arrive », a-t-il dit à La Presse

En 2017, dans un sondage Léger, 37 % des membres de la FAE affirmaient qu'on « leur avait déjà demandé de modifier le résultat obtenu par un ou plusieurs de leurs élèves ou qu'un résultat avait déjà été modifié sans leur accord ». Cette année, 11 % des enseignants disent toujours subir des pressions pour modifier des notes, puis affirment que la principale raison invoquée est pour « donner une chance aux élèves ».

« Pour moi, c'est juste une question de traitement statistique. Je ne crois pas en l'efficacité de la directive, surtout qu'on continue [à gonfler les notes] au ministère de l'Éducation (...), puisqu'à 58% ou 59%, c'est automatiquement gonflé » à la note de passage, a dit le député caquiste.

Pour Carole Poirier, porte-parole du PQ en matière d'éducation, certains élèvent « ne maîtrise pas le contenu de base » et progressent malgré tout d'une année à l'autre « pour atteindre les cibles de réussite » fixées par Québec.

« Le ministre, ce qui est important pour lui, c'est de gonfler les notes pour atteindre ses cibles », a-t-elle dit au Salon bleu.




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