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Garderies: la CAQ croit éliminer le manque de places grâce aux prématernelles 4 ans

Le chef de la Coalition avenir Québec François... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE)

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Le chef de la Coalition avenir Québec François Legault et la candidate Nadine Girault

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(LÉVIS) En créant des classes de prématernelle 4 ans pour tous les enfants du Québec, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, assure « qu'il ne manquera plus de places dans les garderies ».

En point de presse samedi en ouverture du congrès national de la CAQ, à Lévis, M. Legault a précisé la vision de son parti en matière de garderies. Ces derniers mois, certains de ses députés ont tour à tour défendu à la fois les CPE et les garderies privées non subventionnées. 

« Je vois comme tout le monde... [que les] CPE ont en moyenne une meilleure qualité [de services]. Il faut donc les privilégier », a affirmé M. Legault, ajoutant que les prématernelles 4 ans vont libérer beaucoup de places dans les garderies.

Du même souffle, le chef caquiste a également dit que des garderies privées offrent de bons services. « On n'est pas dogmatique comme au PQ. Quand ils entendent le mot privé, c'est comme ''oh, j'ai peur !''. De bonnes choses se font au privé [comme] au public », a dit M. Legault. Le Parti québécois s'est engagé en janvier dernier à créer de nouvelles places en CPE. 

La semaine dernière, lors d'un débat devant des représentants du syndicat des éducatrices de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le député caquiste Jean-François Roberge a dit que « le déploiement du privé, ç'a été n'importe quoi [et ça a causé] une vampirisation des CPE ». Lors de son investiture, en octobre dernier, sa collègue Geneviève Guilbault avait pour sa part trouvé « intéressant » le modèle d'affaire des garderies privées non subventionnées. 

Non à la ligne rose 

La CAQ a officiellement rejeté samedi le projet de développement d'une ligne rose du métro de Montréal défendu par la mairesse Valérie Plante. « Il a fallu faire des choix et [...] on n'a pas retenu la ligne rose », a affirmé François Legault lors de son point de presse. 

Devant ce refus, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a écrit sur Twitter que « nonobstant la position de la CAQ annoncée ce matin, nous continuerons de faire avancer le projet de la ligne rose qui constitue présentement l'unique solution aux problèmes de saturation du réseau de transport montréalais. »

« La saturation du réseau de métro, en particulier de la ligne orange, est en enjeu qui touche la grande région métropolitaine. Il faut s'y attaquer. Les besoins en matière de mobilité durable à Montréal sont réels et ils ont été clairement exprimés par la population montréalaise au cours de la dernière campagne électorale », a écrit Mme Plante.

« La prochaine étape consistera à mettre sur pied un bureau de projet qui permettra justement de répondre à l'ensemble des questions concernant les détails techniques et financiers du projet », a ajouté la mairesse de Montréal. 

Au cours des prochaines semaines, le chef caquiste présentera un plan de transport en commun pour la région métropolitaine, se disant « très ouvert à prolonger le REM au nord et au sud » de Montréal.

Une équipe de « gestionnaires » 

Affirmant présenter une « équipe de gestionnaires exceptionnels », dont un grand nombre de candidats seront présentés ce week-end au congrès à Lévis, François Legault a officialisé samedi matin les candidatures de l'actuel président du parti, Stéphane Le Bouyonnec (La Prairie), ainsi que de celle de Nadine Girault (Bertrand), qui a confirmé avoir songé par le passé à se présenter pour les libéraux.

Nadine Girault... (PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE) - image 2.0

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Nadine Girault

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En point de presse, cette ancienne gestionnaire du Fonds de solidarité FTQ a affirmé que le rejet du Parti libéral de la main tendue des partis d'opposition après l'attentat à la mosquée de Québec, pour régler une fois pour toutes plusieurs enjeux identitaires, l'a notamment repoussé du parti.

De nouveaux sympathisants surprenants  

Lorsque les partis politiques se réunissent en congrès, les militants débattent bien souvent en huis clos, où les médias ne sont pas invités, mais aussi dans les corridors, où l'on observait samedi plusieurs sympathisants surprenants pour la CAQ. 

Gabriel Savard, longtemps associé aux libéraux et ex-dirigeant du Fonds de solidarité, est délégué dans la circonscription de Chauveau. Clermont Côté, un ancien directeur du Bloc québécois, est pour sa part l'invité de Stéphane Le Bouyonnec. Bernard Blanchet, un ancien péquiste de l'ouest de Montréal, est désormais organisateur politique pour la CAQ. Jacques Hudon, un ancien bras droit de l'ex-chef libéral Claude Ryan, toujours associé au Parti libéral du Canada (PLC), recrute pour sa part des candidats en l'Outaouais et en Abitibi.

Le député de Chauveau, Éric Caire, a cristallisé l'adversité de son parti envers l'administration du maire de Québec, Régis Labeaume. Ce dernier est opposé au projet du troisième lien, porté par la CAQ. Ironisant avec Sonia Lebel, qualifiée par le passé de « pas sympathique » par la ministre Julie Boulet, la candidate de la CAQ dans Champlain a soutenu « faudrait appeler Régis Labeaume pour savoir ce qu'il en pense ! » « Parlant de pas sympathique... », a répliqué du tac au tac M. Caire.

Plusieurs femmes candidates 

Devant les 800 délégués rassemblés dans une salle du centre des congrès de Lévis, le président du parti, Stéphane Le Bouyonnec, a rappelé que 51 % des candidates annoncées jusqu'ici sont des femmes. Comme le fera dimanche le chef du parti, François Legault, il a insisté sur l'obligation d'intégrité du prochain gouvernement.

« Nous n'oublierons pas la corruption libérale », a lancé l'ancien adéquiste, insistant sur le caractère autonomiste du parti. « Dehors les libéraux ! Les Québécoises et Québécois veulent du changement ! », a-t-il renchéri, soulevant une salve d'applaudissements.

Si la CAQ avait été au pouvoir ces dernières années, elle n'aurait pas fait les mêmes choix quand est venu le temps de soutenir Bombardier. Investir dans la compagnie aurait été plus sécuritaire que dans la Série C, a-t-on répété aux militants. Le gouvernement Couillard s'est « enfoui la tête dans le sable » quand le Québec a perdu le contrôle de Rona, a-t-on également ajouté. Finalement, a-t-on poursuivi, les libéraux ont cautionné l'investissement le plus polluant du Québec, la cimenterie de Port-Daniel ».

Le bilan économique du gouvernement libéral doit être examiné de plus près, a insisté M. Le Bouyonnec dans son discours. Le Québec était la quatrième province au chapitre du revenu disponible en 2003. Il est bon dernier aujourd'hui, a-t-il souligné.




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