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Le PQ pourfend la «ligne rouge» du REM

Les députés péquistes Carole Poirier et Alain Therrien... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Les députés péquistes Carole Poirier et Alain Therrien

Photo Robert Skinner, La Presse

Bruno Bisson
La Presse

Le Parti québécois estime que l'antenne du futur Réseau express métropolitain (REM) qui se rendra jusqu'à Saint-Anne-de-Bellevue, à l'extrême ouest de l'île de Montréal, «n'est rien d'autre qu'une manoeuvre politique» pour favoriser des comtés libéraux, sans aucun espoir de rentabilité à long terme.

En conférence de presse ce matin, les députés péquistes de Sanguinet et d'Hochelaga Maisonneuve, Alain Therrien et Carole Poirier, ont rebaptisé ce segment du REM «la ligne rouge», en référence aux couleurs du Parti libéral et à ses coûts de construction élevés, malgré une faible fréquentation.

Selon M. Therrien, porte-parole du PQ pour tout ce qui concerne le REM, l'antenne de Sainte-Anne-de-Bellevue ne fait pas de sens sur le plan économique parce qu'elle coûtera au moins 1,2 milliards à construire, et qu'elle traverse des secteurs relativement peu habités où il y a peu de population à desservir. De plus, selon les prévisions d'achalandage publiées par CDPQ Infra, responsable de sa construction, cette antenne n'attirera qu'environ 21 000 déplacements par jour, soit l'équivalent d'une grosse ligne d'autobus de la Société de transport de Montréal.

Il a ainsi rappelé que lors de son examen public du projet de la Caisse de dépôt et placement du Québec, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) était d'avis que la demande, le long de son tracé de 16 kilomètres, était insuffisante pour justifier sa construction.

Au lieu de cette «ligne rouge», dit Mme Poirier, le PQ propose plutôt de prolonger la ligne de train de banlieue Vaudreuil-Hudson de quatre stations vers l'ouest, jusque dans la municipalité de Des Côteaux, et d'y ajouter deux départs le matin et deux départs le week-end.

Les augmentations de service sur cette ligne de train existante permettrait, selon elle, de faire grimper son achalandage de 8500 déplacements par jour, alors que l'antenne du REM risque, a contrario, d'en provoquer le déclin. Ces ajouts de service sont proposés dans le projet de «Grand déblocage», un programme de développement des transports en commun que le PQ entend mettre de l'avant en lieu et place du REM s'il est porté au pouvoir, le 1er octobre prochain.

Une commande pour trois ministres

Le REM est un vaste projet de train électrique entièrement automatisé qui comprend 26 stations dans l'île de Montréal et en banlieue, dont le coût est estimé à 6,3 milliards. La Caisse de dépôt et placement du Québec, qui en assure le développement, prévoit déployer quatre antennes vers la Rive-Sud, la banlieue nord, l'aéroport international de Dorval et l'ouest de l'île de Montréal. Le montage financier du projet est complété, les constructeurs et fournisseurs de matériel roulant ont été choisis - les contrats ne sont toutefois pas encore signés - et le début des travaux de construction est imminent.

Depuis plusieurs mois, le projet est devenu une des principales cibles politiques du PQ dans l'île de Montréal. Le Parti propose de lui substituer une vingtaine de projets de plus petites dimensions, qui comprennent des lignes de bus express, des tramways et des ajouts de services sur des trains existants, réunis sous le vocable de Grand déblocage.

Mardi, M. Therrien a accusé le gouvernement Couillard d'avoir imposé la construction de l'antenne de l'ouest à la Caisse de dépôt pour satisfaire les ministres Carlos Leitao, Geoffrey Kelley et Martin Coiteux, qui représentent des circonscriptions de l'Ouest de l'île. Il estime qu'il s'agit d'un gaspillage de fonds publics dans la mesure où l'antenne de Sainte-Anne-de-Bellevue n'attirera que le quart de l'achalandage de l'antenne de la Rive-Sud et le tiers de celle de Deux-Montagnes.

Le PQ estime de plus qu'en raison de ses coûts de construction élevés, qu'il estime à 1,2 milliard, l'antenne Ouest du REM fera grimper à elle seule de 15% le coût moyen de chaque déplacement sur le réseau de la Caisse de dépôt.

Au moment de mettre ce texte en ligne, la Caisse de dépôt et placement n'avait pas répondu aux appels de La Presse.




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