Sans réclamer sa démission immédiate, le Parti québécois (PQ) annonce déjà qu'il va « respectueusement » demander au commissaire de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), Robert Lafrenière, de céder son siège à une nouvelle personne, advenant l'élection du parti le 1er octobre prochain.

HUGO PILON-LAROSE LA PRESSE

Selon le chef péquiste Jean-François Lisée, « ça sera le temps de changer », a-t-il dit mercredi en mêlée de presse.

« Le gouvernement libéral semble vouloir le garder jusqu'au 1er octobre, c'est très bien, mais moi je donne un préavis qu'il y aura un nouveau commissaire de l'UPAC désigné aux deux tiers de l'Assemblée nationale lorsque le PQ sera au pouvoir », a-t-il dit. 

Québec adoptera prochainement son projet de loi 107, qui fera de l'UPAC un corps de police indépendant. Après l'adoption de cette loi, le commissaire de l'UPAC sera nommé par le gouvernement pour un mandat de sept ans, plutôt que cinq, et sa sélection sera faite à partir d'une liste fournie par un comité composé de deux sous-ministres, un avocat désigné par le Barreau du Québec, un directeur de police et un représentant du monde municipal. 

Les partis d'opposition ont annoncé qu'ils voteront contre le projet de loi 107, notamment parce qu'ils réclament que le commissaire à l'UPAC soit choisi par un vote aux deux tiers des députés de l'Assemblée nationale, ce que le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, refuse.