«Tout le monde voudrait être là où on est», dit Legault

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ),... (Photo Jacques Boissinot, archives PC)

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Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault.

Photo Jacques Boissinot, archives PC

(Québec) Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, s'attend à être la cible de toutes les attaques dans la foulée d'un autre sondage qui le place en tête des intentions de vote. Mais il estime son parti en bonne position en vue des élections d'octobre.

Les appuis à la CAQ sont en hausse, selon un sondage Ipsos-La Presse paru mardi. L'enquête situe ses appuis à 34%, contre 30% au Parti libéral et 23% au Parti québécois. Québec solidaire ferme la marche à 8%.«Tout le monde voudrait être où on est actuellement», a résumé M. Legault à son arrivée à l'Assemblée nationale, mardi.

Pour le chef caquiste, ce n'est pas un hasard s'il essuie les tirs groupés de ses adversaires depuis les dernières semaines. Il s'attend à continuer d'être la cible de ses rivaux pendant la session parlementaire, la dernière avant l'élection d'octobre.

«M. Couillard peut bien essayer de nous attaquer, nous traiter de tous les noms, on va garder la ligne, on va rester sur notre message, on va rester sur nos priorités, a dit M. Legault. On va juste les répéter pour être bien sûr que tous les Québécois connaissent nos priorités.»

Le chef caquiste a rappelé que son parti était loin derrière ses adversaires dans les intentions de vote à l'aube des élections de 2014. Cette fois, dit-il, les circonstances sont nettement plus favorables, ce qui facilite ses efforts de recrutement.

«On a eu plus le temps pour raffiner notre organisation, a-t-il dit. Je pense que c'est le jour et la nuit, 2018 avec 2014.»

Pour Philippe Couillard, «le Québec va mieux. Il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas conclure que le Québec va mieux», a affirmé le premier ministre.

«Le prochain chapitre qui s'ouvre pour nous, c'est consolider ce qu'on a fait, parler de qualité de vie et voir à l'horizon également les nuages d'incertitude pour l'économie mondiale. Vous avez vu l'épisode boursier de cette semaine, vous avez vu l'incertitude au sujet de l'ALENA. Ça prend une équipe expérimentée pour gérer ces eaux agitées, et on a l'équipe qu'il faut», a-t-il poursuivi.

«Un pas à la fois», dit le PQ

Le Parti québécois (PQ) se dit encouragé par le sondage Ipsos-La Presse

«Ça va mieux, c'est un signe encourageant. (...) J'ai bon espoir qu'à mesure où les gens vont découvrir la force de notre équipe [et] le risque que fait poser la CAQ au Québec de toutes sortes de façons, on va s'en aller dans un premier temps vers l'égalité, (...) puis là, la question qui sera posée, c'est qui offre le meilleur changement», a noté le chef Jean-François Lisée à son arrivée au caucus du PQ.

Plus tôt mardi, sa vice-cheffe, Véronique Hivon, s'est aussi dite encouragée par le sondage. «Un pas à la fois, un jour à la fois, un geste à la fois, une marche à la fois. Je pense que tout est possible», a-t-elle affirmé. 

Le sondage donne aux péquistes 23% des intentions de vote. Avec ce score, ils sont au troisième rang, derrière les libéraux (30%) et la CAQ (34%), en première position. «Pour nous, ce sont de bonnes nouvelles, de bonnes nouvelles modestes. On a vu en janvier un sondage où nous étions à 18 %. Aujourd'hui, nous sommes à 23%», a dit Mme Hivon. 

«On a été moins visible dans les dernières semaines», explique QS

À Québec solidaire (QS), les résultats sont toutefois moins enthousiasmants. La formation politique de gauche encaisse dans le sondage Ipsos une dégelée, perdant quatre points de pourcentage en passant de 12 à 8%. 

«On est déçu, mais on n'est pas déstabilisé. On a un plan clair pour cette session parlementaire et on est bien conscient qu'on a été moins visible dans les dernières semaines. Je pense que c'est ce qui explique en partie les résultats de ce matin», a avancé le co-porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois. 

Le jeune politicien convient aussi que son parti a mis beaucoup de temps ces derniers mois à travailler sur leur organisation. La fusion avec Option nationale, le changement de logo ou le lancement d'une nouvelle plateforme web de mobilisation ont beaucoup occupé les solidaires. 

«À partir d'aujourd'hui, ce travail d'organisation est derrière nous. Là, on s'en va devant les Québécois, et surtout sur le terrain pour [préparer] six grandes annonces politiques [au cours de la session]», a dit M. Nadeau-Dubois.




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