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La CAQ relance sa promesse d'abolir les commissions scolaires

En entrevue avec La Presse, le porte-parole de la... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

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En entrevue avec La Presse, le porte-parole de la CAQ en matière d'éducation, Jean-François Roberge, martèle que sa formation politique «est prête pour l'après-commissions scolaires».

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

(Québec) La session parlementaire n'est pas encore commencée que les partis politiques aiguisent déjà leurs premières armes électorales. À quelques mois du scrutin, la Coalition avenir Québec (CAQ) relance sa promesse d'abolir les commissions scolaires en publiant un «plan de gouvernance scolaire». On y explique notamment comment les convertir en un nombre identique de «centres de services aux écoles», tout en confiant au ministre de l'Éducation la responsabilité de fixer le taux de la taxe scolaire.

En entrevue avec La Presse, le porte-parole du deuxième groupe de l'opposition en matière d'éducation, Jean-François Roberge, martèle que sa formation politique «est prête pour l'après-commissions scolaires». Il accuse ces institutions de souffrir de problèmes de gouvernance qui «limitent la capacité d'agir des directions d'école, en plus de constituer un obstacle à l'obtention de services» pour les élèves.

En 2014, lors des dernières élections, son chef promettait d'ailleurs déjà leur abolition, prévoyant la création d'une trentaine de centres de services pour les remplacer. À l'époque, la CAQ souhaitait également abolir la taxe scolaire. Quatre ans plus tard, on se fait désormais plus prudent.

«Ça va se faire graduellement. Ce n'est pas une révolution, c'est une évolution». Le député de Chambly confirme qu'il y aurait d'abord le même nombre de centres de services qu'il y a de commissions scolaires, mais «qu'à terme [...] il y aura des fusions».

Dans ce nouveau système, où il n'y aurait plus de commissaires ou d'élections scolaires, la taxe scolaire serait quant à elle fixée par le ministre de l'Éducation. Cela augmenterait sa « légitimité démocratique », écrit-on dans le document, puisque la participation aux élections scolaires (dont les prochaines sont prévues à l'automne 2018, après les élections générales) est famélique.

Pour des écoles plus autonomes

Avec ce nouveau plan de gouvernance, que la CAQ estime pouvoir appliquer «à coût nul», M. Roberge souhaite augmenter l'autonomie des directions d'école et de leurs conseils d'établissement. Dans ce contexte, les centres de services - qu'on estime moins coûteux que les commissions scolaires et qui relèveraient du ministère de l'Éducation - donneraient «du support administratif [tel que] la planification du transport scolaire et le service de la paie», par exemple.

Les conseils d'établissement des écoles - formés de parents, de membres du personnel et de membres de la communauté - gagneraient ainsi en autonomie. Une formation obligatoire serait alors fournie à ses membres puisqu'ils seraient désormais responsables de l'aménagement des horaires, de l'embauche de leur direction d'école, de la planification d'activités d'aide aux devoirs et de l'organisation d'activités parascolaires.

«Ils auront [aussi] le pouvoir de faire des surplus et de les garder pour les affecter à un projet-école. Ça, en bon français, c'est tout un empowerment des écoles!», affirme M. Roberge.

Une structure moins coûteuse, croit la CAQ

Modifier de fond en comble l'organisation scolaire, comme le propose à nouveau la CAQ, permettrait à Québec d'économiser des fonds qui seraient ensuite réinvestis en services directs aux élèves, estime le parti de François Legault.

«Les élections scolaires coûtent 20 millions à organiser. C'est très cher. De plus, les commissaires élus engendrent chaque année des coûts de 10 à 12 millions. Chaque dollar économisé en bureaucratie retournera directement en services aux élèves», affirme Jean-François Roberge, sans chiffrer toutefois le nombre de professionnels (psychoéducateurs, orthophonistes, etc.) qu'il souhaite ajouter au réseau de l'éducation.

Une manière de réduire les coûts pour rediriger les fonds vers les écoles qui ne passera toutefois pas par des pertes d'emplois pour les fonctionnaires touchés par cette réorganisation, précise-t-il. Ceux qui prendraient leur retraite et dont les tâches ne cadrent plus avec les nouvelles orientations ne seraient tout simplement pas remplacés. À ce sujet, le député caquiste n'a pas dévoilé le nombre de postes qu'il croit pouvoir éliminer avec son plan de gouvernance.




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