Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a annoncé des «vérifications» après avoir appris que le téléphone cellulaire du chroniqueur Patrick Lagacé a été placé sous surveillance par le Service de police de la Ville de Montréal.

Publié le 31 oct. 2016
MARTIN CROTEAU LA PRESSE

En point de presse à Québec, M. Coiteux s'est dit «très surpris» et «très préoccupé» par les révélations de La Presse.

«Comme ministre de la Sécurité publique, la première chose qui s'impose pour moi, c'est de vérifier que les processus en place, les politiques qu'utilisent les corps policiers lorsqu'ils demandent de tels mandats soient dûment respectés», a dit M. Coiteux. 

Il s'est toutefois bien gardé de commenter le travail du SPVM et de la juge de paix qui a autorisé les enquêteurs à épier le cellulaire de M. Lagacé. Le ministre a souligné à gros traits que le gouvernement n'a pas à donner de directives aux policiers et aux tribunaux.

«Le ministre de la Sécurité publique et le gouvernement n'a pas à s'immiscer dans les enquêtes policières, a dit M. Coiteux. Le gouvernement a seulement à s'assurer que les processus normaux, habituels, acceptables, dans une société comme la nôtre, soient en place.»

Le ministre n'a pas fermé la porte à des changements législatifs pour resserrer les balises entourant les autorisations octroyées aux policiers de placer des journalistes sous écoute.