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Négos avec le secteur public: «L'heure de vérité», dit Coiteux

Pour Martin Coiteux, après un an de négociations,... (PHOTO ARCHIVES LE SOLEIL)

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Pour Martin Coiteux, après un an de négociations, Québec et ses employés «sont arrivés à l'heure de vérité».

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(Québec) Le gouvernement Couillard a une ultime offre salariale à déposer dans les négociations qui durent depuis plus d'un an avec ses 550 000 employés. Mais, au préalable, il veut des assurances; les centrales devront accepter des modifications aux régimes de retraite.

«Du côté des paramètres [salariaux], s'il n'y a pas de mouvement, un signal clair sur la retraite, c'est difficile. S'il y a un mouvement sur la retraite, oui, mais la voie est étroite», dit le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux. Côté financier, il reste de la marge de manoeuvre, «pas beaucoup, tempère-t-il, mais il faut que cela bouge sur la retraite».

C'est ce marché que Martin Coiteux met sur la table dans une entrevue accordée hier à La Presse.

Sur les paramètres salariaux, les centrales «vont vouloir en avoir plus; on s'en va dans une voie étroite. Comme le contexte budgétaire est difficile, l'élastique est court et si on l'étire trop, il va "péter"», prévient-il.

Pour Martin Coiteux, après un an de négociations, Québec et ses employés «sont arrivés à l'heure de vérité». Les mandats renouvelés vont parvenir à des ententes du côté sectoriel, résume-t-il, précisant qu'aux tables de la Santé et de l'Éducation, des accords de principe, toujours conditionnels à une entente globale, étaient à portée de main, même «dans les prochaines heures». En fin de soirée hier, on indiquait que huit ententes de principe étaient acquises, mais avec les employés de soutien.

La retraite et les salaires

Une fois le «sectoriel» réglé, deux éléments resteront sur la table centrale: la retraite et les salaires. Il est clair que Québec dispose encore d'une marge de manoeuvre - modeste - sur les salaires, mais il conservera cette carte le plus longtemps possible pour que les syndicats s'engagent à modifier le régime de retraite. Sur les pensions, Martin Coiteux reconnaît que les centrales ont déjà donné «un certain signe d'ouverture», mais «qui ne paraît pas suffisant».

En coulisse, on entend du côté syndical que Québec pourrait ramener à 61 ans plutôt qu'à 62 - qu'il propose - l'âge minimal pour partir sans pénalité actuarielle. Dans un premier temps, Québec avait repoussé de 2017 à 2019 le changement de régime. Quand on évoque avec lui l'hypothèse des 61 ans, Martin Coiteux reste impassible: «On a toujours dit qu'on était souples sur les modalités», se limite-t-il à dire. Il y a un an déjà, Québec proposait que la pénalité actuarielle, actuellement de 4% par année, soit portée à 7,2%, des bribes obtenues des discussions exploratoires. Un consensus paraît possible à 5%, a par ailleurs appris La Presse.

Les «autres aspects» sont clairement les propositions salariales. Dans sa dernière mouture, Québec proposait une entente de cinq ans débutant par une année de gel - l'année 2015 déjà passée - , suivie de trois années à 1%, suivie d'un gel pour la cinquième et dernière année. Pour M. Coiteux, à cette dernière année intervient l'entente sur la «relativité salariale», préparée avec les centrales et souhaitée par elles. Pour l'année 2015, on ne peut parler de gel puisque les employés ont reçu une augmentation de 1% le 31 mars dernier, fruit de la précédente convention.

Pas question de restreindre la période du prochain contrat: les centrales demandent une entente de trois ans, Québec en propose cinq. Cela restera, si on en croit M. Coiteux.




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