L'appui du premier ministre Philippe Couillard à un éventuel investisseur privé pour le retour des Nordiques, à Québec, est un « curieux », voire un « malsain paradoxe », selon le député péquiste Pierre Karl Péladeau.

Marie-Michèle Sioui LA PRESSE

Sur sa page Facebook, le député de Saint-Jérôme a dénoncé hier soir la possibilité que le gouvernement dépense de l'argent pour une équipe sportive en cette période d'austérité. L'ancien président du conseil de Quebecor Media avance que l'entreprise qu'il a autrefois dirigée «possède tous les atouts pour réaliser ce projet que j'ai pris plaisir de promouvoir».

«Pour y avoir été étroitement associé dans ma vie professionnelle antérieure, je suis convaincu qu'aucun financement ou autre prise de participation avec des fonds publics n'est requise pour ramener par l'intermédiaire de Quebecor, nos Nordiques à Québec», écrit-il. Il s'agit là d'une volte-face pour M. Péladeau, qui a obtenu le contrat de gestion de l'amphithéâtre alors qu'il dirigeait Québecor, en 2011. L'entente permet à l'entreprise fondée par son père d'associer son nom au nouveau colisée pendant 25 ans.

Elle prévoit aussi un financement public à la hauteur de 200 millions de dollars. Peu après qu'elle eut été convenue, le Parti québécois, alors dirigé par Pauline Marois, avait déposé un projet de loi privé pour protéger l'entente de principe entre Québecor et le maire de Québec, Régis Labeaume. L'appui du parti souverainiste à ce projet avait d'ailleurs valu la démission des députés Pierre Curzi, Lisette Lapointe et Louise Beaudoin.