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Déficit prévu de 5,6 milliards par le VG: le PQ dans le pétrin

L'ex-ministre des Finances Nicolas Marceau.... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

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L'ex-ministre des Finances Nicolas Marceau.

PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

(Québec) Dans son budget déposé avant le déclenchement des élections, le Parti québécois (PQ)  n'a pas donné un portait « clair et complet » des finances publiques, accuse le Vérificateur général du Québec par intérim, Michel Samson. Sans compressions majeures, le déficit pour 2014-2015 atteindrait 5,6 milliards au lieu des 1,75 milliard prévu par le gouvernement Marois.

Le premier ministre Philippe Couillard avait demandé à Michel Samson d'examiner la situation budgétaire au lendemain de sa prise de pouvoir. Déposé à l'Assemblée nationale mardi, le rapport du VG plonge le PQ dans l'eau chaude. Et il tombe alors que ministre des Finances, Carlos Leitao, déposera son premier budget mercredi.

Pour Michel Samson, le PQ n'avait pas présenté l'ampleur réelle des efforts à faire pour atteindre la cible de déficit de 1,75 milliard. D'ailleurs, le gouvernement Marois n'avait pas déposé les crédits des ministères, c'est-à-dire le détail de leurs enveloppes budgétaires. « Le contenu des documents budgétaires rendus publics présentait une vision limitée de l'état des finances publiques », affirme le VG. Il souligne également qu'en février dernier, le ministère des Finances lui a refusé l'accès à l'information pertinente pour bien mesurer les efforts à faire.

La croissance des dépenses a été largement sous-évaluée par le PQ, selon M. Samson. Elle aurait été de 6,7% et non de 2% comme le prévoyait le gouvernement Marois. « Certaines annonces ou des engagements majeurs du gouvernement ont eu une incidence importante cette la croissance des dépenses de programmes », soutient-il.

Pour atteindre la cible de 1,75 milliard, des compressions de près de 4 milliards doivent être faits. Le gouvernement Marois n'avait identifié qu'un montant de 150 millions dans son budget. Peu de temps après, il a préparé des compressions de 1,8 milliard, mais celles-ci n'avaient pas fait l'objet de décisions politiques et n'avaient pas été dévoilées publiquement. Il s'agit de la « liste des horreurs » que La Presse a révélée en avril et qui prévoyait entre autres de réduire le panier de services couverts par l'assurance maladie.

Dans ce contexte, la cible de déficit de 1,75 milliard « n'est pas raisonnable », selon M. Samson. La Presse a déjà indiqué que le premier budget Leitao affichera un déficit de plus de deux milliards.

L'opposition péquiste s'est précipitée pour commenter le rapport du VG avant même son dépôt à l'Assemblée nationale. Radio-Canada avait dévoilé quelques bribes d'informations. Pour l'ex-ministre des Finances Nicolas Marceau, le VG rapporte un «déficit potentiel» qui supposerait que le gouvernement n'aurait pris aucune mesure pour prioriser les «souhaits des ministères». «Ce déficit potentiel est un concept qui n'a pas d'allure, c'est flou !», a lancé le député de Rousseau «On mesure le déficit si le gouvernement disait oui à tout ce qui est demandé dans la liste de souhait... si tous les programmes sont reconduits intégralement. C'est un déficit dans un monde dans lequel le gouvernement ne gère pas, ne décide pas, ne fait pas de choix, ne priorise pas.»

«C'est comme si le gouvernement est un Père Noel qui dit oui à tout ce qui est demandé, a-t-il ajouté. «Le gouvernement auquel j'appartenais avait l'intention de faire des choix . »

Des annonces faites par le gouvernement Marois au printemps, avant le déclenchement des élections, n'étaient pas budgétées, avaient indiqué des sources fiables à La Presse. Par exemple, la «caisse d'autonomie» proposée par l'ex-ministre de la Santé Réjean Hébert, aurait été remise à plus tard; une facture de plus de 125 millions aurait par conséquent été effacée pour 2014-2015. D'autres annonces faites avant les élections par le gouvernement Marois étaient promises à un report.

Mais pour l'ex-ministre Marceau, les annonces devaient être réalisées. Par exemple, la politique économique du gouvernement coûtait plusieurs millions, il aurait fallu dégager l'argent ailleurs, a-t-il expliqué. «On avait des dépenses qu'on voulait réaliser dans l'année et on aurait pris les moyens pour nous assurer que ces nouveaux programmes aillent de l'avant, quitte à dire non à des programmes existants», a-t-il dit.




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