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Jean-Martin Aussant: un jeune Jacques Parizeau

Après avoir claqué la porte du Parti québécois,... (Photo Robert Skinner, archives La Presse)

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Après avoir claqué la porte du Parti québécois, Jean-Martin Aussant a fondé Option nationale, parti qu'il a dirigé de 2011 à 2013.

Photo Robert Skinner, archives La Presse

Katia Gagnon
La Presse

L'idéal du «jeune révolutionnaire souverainiste», a été incarné, l'espace de 24 mois, par l'ex-député péquiste Jean-Martin Aussant.

Aussant a fondé Option nationale en 2011. Tous ceux qui ont assisté aux rassemblements du jeune parti ont été frappés par le fait que la grande majorité des partisans d'ON, «était composée de jeunes militants éduqués», a écrit la chroniqueuse Josée Legault.

Comment Aussant a-t-il réussi à attirer les jeunes?

«Il était crédible quand venait le temps de parler d'économie, mais il était quand même irrévérencieux. Comme Jacques Parizeau à l'époque. Une sorte de capitaliste de gauche. La souveraineté, pour lui, c'était clair, et il avait une façon très moderne de s'adresser aux gens», dit l'ex-député péquiste Jonathan Valois.

Aussant est économiste, comme Parizeau. Comme lui, il a fait une partie de ses études en Grande-Bretagne. Son parcours est impeccable: il a travaillé à la grande firme de finance Morgan Stanley avant de sauter dans l'arène politique, et il y est retourné après l'avoir quittée. Mais Jean-Martin Aussant a aussi un indéniable côté givré. Juste après avoir quitté la politique, ce musicien accompli a présenté avec plusieurs autres artistes un spectacle de chansons et de numéros d'humour.

Miser sur l'authenticité

Catherine Dorion, deux fois candidate d'ON dans Taschereau, a aussi cette façon particulière de s'adresser aux électeurs: sa vidéo sur le nouveau parti, mise en ligne au début de la campagne de 2012, est devenue virale en quelques jours.

«Ce qui était important, ce n'est pas tant ce que je disais que le "comment", explique Catherine Dorion. Les jeunes de la génération Y sont nés avec les messages publicitaires. Les promesses de bonheur, que ça vienne des compagnies ou des partis, ils sont blindés. Ce qui fesse le plus, c'est l'authenticité!» dit-elle.

«C'est un fait, la souveraineté n'est plus à la mode, poursuit-elle. Ceux qui la défendent ont l'air de losers. Les souverainistes sont responsables de ça: après 1995, ils se sont découragés. Mais la nouvelle génération est prête à s'intéresser à l'enjeu. Quand je fais un discours dans un cégep, je sais que je marque des points.»

Jean-Martin Aussant et sa bande peuvent-ils encore être «le levain dans la pâte» du mouvement souverainiste, comme le prévoyait Jacques Parizeau en 2011?

Au Parti québécois, Aussant ne serait certainement pas accueilli à bras ouverts, comme l'énonce clairement Jonathan Valois. «Aussant a démontré qu'avec un nouveau discours, on pouvait attirer des jeunes. Mais il a aussi démontré qu'il n'est pas fiable. Je suis étonné qu'il ait encore autant de crédibilité après avoir laissé tomber son propre parti.»




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