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Référendum: le PQ ne veut pas télégraphier sa stratégie à Ottawa

Pierre Duchesne... (ARCHIVES, Le Soleil)

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Pierre Duchesne

ARCHIVES, Le Soleil

(Shawinigan) Le gouvernement Marois s'engage à tenir une vaste consultation sur l'avenir du Québec, mais pas nécessairement un référendum sur la souveraineté s'il obtient un mandat majoritaire. C'est pour ne rien télégraphier de la stratégie souverainiste à Ottawa, selon le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne.

Mercredi soir, la première ministre Pauline Marois s'est engagée à déposer un livre blanc sur l'avenir du Québec si elle est reportée au pouvoir. C'est pour « faire un bilan sur le chemin parcouru et la route que nous devons prendre », « examiner chacune des options », a-t-elle expliqué. Il y aurait une vaste consultation pour « recommencer à réfléchir soigneusement, à débattre sérieusement de l'avenir de notre nation ». Mais Mme Marois maintient qu'un référendum sur la souveraineté se tiendrait « au moment approprié » seulement. Elle refuse à s'engager à en tenir un dans un prochain mandat. « J'aimerais que ce soit le plus tôt possible, mais on ne bousculera pas les Québécois », a-t-elle plaidé.

Jeudi, au deuxième et dernier jour du caucus péquiste à Shawinigan, Pierre Duchesne a justifié le choix du Parti québécois de ne pas promettre un référendum dans un prochain mandat. « Le référendum aura lieu au moment approprié. Vous ne pouvez pas téléguider des gestes semblables à l'avance. Le gouvernement fédéral, on le sait, a tout fait dans les deux derniers référendums pour ne pas respecter la démocratie. On va avancer, mais on ne téléguidera pas les gestes à l'endroit du gouvernement fédéral », a-t-il expliqué.

La consultation serait selon lui un exercice de « pédagogie » sur la souveraineté. « Le livre blanc, c'est de se donner les plans du pays, comment on va dessiner ce pays collectivement, pourquoi il faut le faire », a-t-il dit.

Pour le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales, Alexandre Cloutier, « il ne faut pas présumer des conclusions de cette consultation. Il faut se donner le temps d'écouter les Québécois ». Le gouvernement déciderait par la suite s'il est opportun de plonger le Québec en campagne référendaire.

Selon le ministre de la Justice, Bertrand Saint-Arnaud, « qu'on fasse le point un moment donné sur l'avenir du Québec, ce n'est pas une méchante idée ». Le dernier exercice du genre a eu lieu il y a presque 20 ans, avant le référendum de 1995, a-t-il souligné.

Le ministre des Relations internationales, Jean-François Lisée, dit qu'il souhaite la souveraineté du Québec rapidement, mais qu'il n'est « pas pressé de faire un référendum si les Québécois ne sont pas pressés à faire ce pas ». Il a reproché au chef Philippe Couillard d'avoir l'ambition de signer la constitution canadienne d'ici 2017, année du 150e anniversaire du Canada, « sans consulter les Québécois ». L'imminence de cet anniversaire est à ses yeux une occasion de se demander si le Québec au sein de la fédération canadienne est « une bonne affaire ou une mauvaise affaire», de se demander « ce que serait l'avenir du Québec dans le Canada et l'avenir du Québec s'il était souverain ». D'où la pertinence d'un livre blanc selon lui.




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