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Tutelle de Laval: le décret adopté par le conseil des ministres

Pauline Marois a qualifié de sage la décision... (Photo La Presse Canadienne)

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Pauline Marois a qualifié de sage la décision du maire Duplessis de demander la mise en tutelle de la Ville de Laval.

Photo La Presse Canadienne

(Québec) Gangrenée par la corruption, Laval est désormais officiellement sous le contrôle de Québec. Le conseil des ministres a tenu une rencontre extraordinaire par conférence téléphonique lundi pour signer le décret qui place la troisième ville du Québec en tutelle.

«C'est à la suite d'une demande formulée par (le maire de Laval) Alexandre Duplessis» que cette décision a été prise, a affirmé le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault.  

Les deux se sont parlé à au moins quatre reprises vendredi dernier. Le maire Duplessis s'accroche à son poste, mais sans véritable pouvoir.

La commission municipale du Québec, un organisme indépendant, a nommé un conseil de tutelle pour Laval. Il est dirigé par Florent Gagné, ancien directeur général de la Sûreté du Québec et ancien sous-ministre de plusieurs ministères, dont les Transports, la Sécurité publique et les Affaires municipales. Il sera assisté par Me Sandra Bilodeau et Me Sylvie Piérard, juges administratives à la Commission municipale. Ils décideront bientôt du «type de tutelle», ajoute le ministre Gaudreault. Ils doivent s'adresser aux médias à 16h30 à Laval.

Chaque décision de l'administration Duplessis doit être approuvée par ce conseil de tutelle. Même les procès-verbaux. La tutelle n'a pas de durée prédéterminée. Mais le ministre Gaudreault a laissé entendre qu'elle risquait fort de se terminer aux prochaines élections municipales en novembre. «C'est sûr que l'élection sera un événement important», a-t-il souligné.

Même si c'est officiellement le maire Duplessis qui a demandé la tutelle à Québec, il réagissait à une pression qui devenait intenable.   La tutelle «découle d'une série d'événements exceptionnels», a résumé le ministre Gaudreault. L'automne dernier, le maire Gilles Vaillancourt démissionnait. Deux vérificateurs du ministère ont alors été dépêchés à Laval. M. Vaillancourt est depuis accusé entre autres de gangstérisme. Le directeur général et le directeur général adjoint de la ville ont aussi été suspendus indéfiniment.

Et le successeur de M. Vaillancourt est aussi dans l'eau chaude. Jeudi dernier, l'ex-représentant officiel du parti PRO des Lavallois, Me Jean Bertrand, a soutenu à la commission Charbonneau https://goo.gl/HvEmG que M. Duplessis, ainsi que plusieurs autres conseillers municipaux, auraient servi de prête-noms pour financer le parti. L'argent comptant provenait des firmes de génie-conseil.

Lors d'un point de presse éclair vendredi dernier, M. Duplessis s'est dit innocent, sans donner plus d'explications. Il n'a pas répondu aux questions. Le ministre Gaudreault a indiqué que le maire ne lui a pas donné davantage d'explications pour se défendre.

Depuis quelques jours, les partis politiques se livrent une course à remonter dans le temps pour savoir qui a été le premier à réclamer la tutelle pour Laval. La Coalition avenir Québec et Québec solidaire la souhaitent depuis de nombreuses semaines.  Lorsqu'il était dans l'opposition, à la suite des allégations d'enveloppes brunes concernant le maire Vaillancourt, le Parti québécois demandait aussi cette mesure.

Trois autres villes du Québec sont présentement sous tutelle : Lamarche, Dunham et Saint-Augustin sur la Basse-Côte-Nord.




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