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Aide sociale: la Protectrice du citoyen critique la réforme Maltais

Agnès Maltais, ministre du Travail, de l'Emploi et... (PHOTO FRED CHARTRAND, PC)

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Agnès Maltais, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale.

PHOTO FRED CHARTRAND, PC

(Québec) La Protectrice du citoyen recommande au gouvernement péquiste de renoncer à deux éléments centraux de sa réforme de l'aide sociale.

Elle a écrit à la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, pour lui lancer une sévère mise en garde. Ses mesures ne s'appuient pas sur assez d'études et elles seront préjudiciables pour des gens qui sont déjà vulnérables.

Mme Maltais veut annuler l'allocation spéciale mensuelle de 129 dollars pour les 55 à 58 ans. En contrepartie, elle promet de leur offrir 195 dollars, durant une période pas encore connue, s'ils participent à un programme d'employabilité.

La ministre veut aussi limiter à 90 jours par année la durée du séjour payé en centre de désintoxication pour les assistés sociaux. Eux aussi reçoivent durant ce traitement l'allocation spéciale de 129 dollars. Un assisté social reçoit actuellement 604 dollars par mois.

La Protectrice du citoyen est «préoccupée» par cet avant-projet de règlement, qui est encore à l'étude. Elle rappelle que l'attitude des employeurs est «encore trop souvent négative» à l'endroit des travailleurs plus âgés. Les études disponibles démontrent que le taux d'échec de la réinsertion est plus élevé chez les 45 ans et plus. De plus, elle déplore que Mme Maltais ne s'appuie pas sur assez d'études. Elle recommande donc de maintenir les mesures actuelles «jusqu'à ce que les statistiques et des études démontrent une évolution positive de leur employabilité et de l'impact des programmes gouvernementaux et d'aide à l'emploi».

La Protectrice s'inquiète aussi pour les toxicomanes. Elle comprend l'intention de la ministre, qui dit vouloir éviter les «abus». Mais elle critique le moyen utilisé. Pour certains cas lourds et complexes, un traitement de trois mois ou plus est parfois nécessaire. Limiter la durée de leur traitement sera «préjudiciable», prévient-elle.  De plus, un médecin doit déjà certifier que le traitement est nécessaire, ce qui limite les abus.

Les libéraux avaient déjà essayé de resserrer ce programme - quoique de façon moins sévère que le gouvernement péquiste. Ils avaient reculé après avoir reconnu les risques pour la santé pour les personnes touchées.

La libérale Karine Vallières a vivement réagi à la lettre de la Protectrice. «Je ne vois pas comment la ministre peut continuer à utiliser des arguments ridicules pour justifier ses coupes», a-t-elle lancé en Chambre.

La ministre dit «respecter» et «prendre en considération» les critiques de la Protectrice, tout en affirmant que cette dernière «peut-être n'a pas suivi nos débats». «Nous sommes tout à fait d'accord avec la Protectrice du citoyen et nous avons déjà mis en place les mesures qu'elle appelle, c'est-à-dire extensionner la limite à condition d'introduire des critères cliniques et, deuxièmement, respecter les ordonnances de cour», a-t-elle répondu en Chambre.




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