Les dénonciateurs doivent être mieux protégés, croit la Coalition avenir Québec (CAQ). Son député Jacques Duchesneau a présenté jeudi un projet de loi qui élargit cette protection aux non-fonctionnaires et aux proches des sonneurs d'alarme.

Mis à jour le 21 févr. 2013
Paul Journet LA PRESSE

«Ce sont des acteurs-clés dans la lutte contre la corruption. (...) Mais le grand frein pour eux, c'est la peur des représailles», rappelle le caquiste et ex-patron de l'Unité anticollusion.

La loi actuelle offre déjà une protection aux fonctionnaires, mais cela est insuffisant, croit M. Duchesneau. Il propose de protéger aussi les employés municipaux ainsi que ceux du secteur privé, comme la construction. Il veut en outre leur offrir l'immunité contre les poursuites civiles, pénales et criminelles, et les protéger contre les attaques physiques et psychologiques, entre autres en leur garantissant l'anonymat. Cette protection s'appliquerait également à leur entourage immédiat.

De plus, la CAQ veut augmenter les amendes versées, qui pourraient s'élever à 250 000 dollars.

Le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, s'est montré peu réceptif. «C'est pas vrai que je vais déposer un projet de loi qui va être la même chose ou à peu près que ce qu'on a déjà», a-t-il lancé, en affirmant que la loi sur l'UPAC et la loi sur l'intégrité offrent une protection suffisante. Pourtant, l'automne dernier, M. Bédard annonçait qu'il songeait à déposer une telle loi.