Le ministre de l'Environnement, Yves-François Blanchet, s'impatiente alors que les discussions piétinent entre Pétrolia, la ville de Gaspé et le gouvernement au sujet d'un forage exploratoire.

Publié le 22 janv. 2013
Tommy Chouinard LA PRESSE

La société Pétrolia détient depuis juin 2012 un permis pour un forage exploratoire au puits Haldimand, à Gaspé. Or, la municipalité a adopté un règlement pour interdire les forages sur son territoire, car elle craint la contamination de son eau potable.

Les pourparlers, lancés la semaine dernière, s'enlisent, ce qui irrite le ministre Blanchet. « Je vais changer de niveau de langage. Je vais dire aux deux parties que là, on va arrêter de parler pour parler, et on va régler l'affaire dans des délais courts, dans le meilleur intérêt de tout le monde », a-t-il affirmé à la sortie de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, mardi.

Selon lui, ça ne bloque pas de façon formelle, ce sont «des détails, des perceptions » qui posent problème.

Son collègue responsable de la région de la Gaspésie, Gaétan Lelièvre, confirme que les discussions sont plus longues que prévu. « Ce n'est pas facile, et ce n'est pas encore réglé », a-t-il dit. Il estime que les pourparlers sont difficiles parce que le dossier est complexe: c'est la première fois que le Québec fait face à un tel forage pétrolier, et les lois en la matière sont désuètes.

La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, est restée laconique. « Nous sommes toujours en discussion avec la ville de Gaspé et Pétrolia pour arriver à une entente pour qu'on puisse avoir une exploitation responsable du pétrole au Québec », s'est-elle contentée de dire.