Pour régler les problèmes de corruption, le Québec a besoin d'une «médecine de cheval», croit Jacques Duchesneau, porte-parole en matière de Justice de la Coalition Avenir Québec (CAQ).

Lise Millette LA PRESSE CANADIENNE

Devant les révélations de l'ancien fonctionnaire de la Ville de Montréal, Gilles Surprenant, devant la Commission Charbonneau, qui a confirmé l'existence d'un système de truquage des contrats municipaux, Jacques Duchesneau estime que l'évidence ne peut être niée. La corruption existe et doit être enrayée.

La CAQ réclame des décisions musclées qui mèneront à un redressement concret. Le parti refuse donc de se contenter de petites mesures, comme le plafonnement à 100 $ des dons aux partis politiques, et exhorte le gouvernement Marois à inclure aussi les partis politiques municipaux dans son train de réformes.

Il en fait une priorité, d'autant que 2013 sera une année électorale pour les villes au Québec. M.Duchesneau en fait également une question de crédibilité, estimant que la population est bien consciente de la situation et souhaite des changements.

La CAQ aimerait aussi que les dépenses électorales soient  plafonnées et que les pouvoirs des vérificateurs généraux soient étendus.

M. Duchesneau affirme que pas un jour ne passe sans qu'un citoyen ne lui fasse part de son mécontentement et de sa désillusion face à corruption.

Il entend aborder prioritairement la question dès la reprise des travaux à l'Assemblée nationale, indiquant qu'il attend le gourvernement Marois de pied ferme.

«On ne veut pas faire dérailler le gouvernement mais on ne veut pas perdre l'occasion que nous avons, avec la Commission Charbonneau et la prise de conscience de la population, de faire autre chose que de mettre seulement un diachylon sur le problème», a insisté M. Duchesneau.

Le député de la CAQ souhaite aussi que les aspirants au titre de chef du Parti libéral du Québec prennent position dans le débat.