Le Parti libéral du Québec lance dès aujourd'hui une campagne publicitaire télévisée dans laquelle le premier ministre Jean Charest s'adresse directement à la population, ce qui alimente encore davantage les rumeurs d'élections à l'automne.

Vincent Larouche LA PRESSE

«Être premier ministre du Québec, ce n'est pas un concours de popularité. C'est le moins qu'on puisse dire, surtout quand le Québec vit une période de turbulences», lance M. Charest en fixant la caméra, dans la publicité.

Le message fait clairement référence à la crise générée par le conflit étudiant et au taux de satisfaction peu enviable du premier ministre dans les sondages.

La réalisation est épurée, sans montage ni musique, avec un mur blanc comme seul arrière-plan.

Jean Charest y explique davantage sa vision de la fonction de premier ministre.«C'est être capable de prendre des décisions qui sont souvent difficiles, mais toujours pour le long terme. En d'autres mots, être capable de prendre des décisions qui sont responsables, quelles que soient les pressions», dit-il.

Il montre aussi qu'il compte être présent pour diriger le Parti libéral aux prochaines élections.

«En politique comme dans la vie, il faut avoir le courage de ses convictions. J'ai fait le choix de la responsabilité, je sais que c'est le bon», lance-t-il.

La semaine dernière, Michel Rochette, directeur des communications du PLQ, avait assuré à La Presse qu'aucune publicité du genre n'était en préparation.

Joint hier soir, M. Rochette a déclaré qu'il ne faut pas y voir une manoeuvre préélectorale ou un signal du déclenchement imminent d'un scrutin.

«Honnêtement, je pense que c'est plutôt une mise en contexte. Avec toutes les perturbations au cours des dernières semaines, il y a peut-être des messages qui n'ont pas pu se rendre aux oreilles des citoyens. Nous croyons que ça valait la peine de prendre une bonne minute pour expliquer certaines choses», dit-il.