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Nicolas Girard: la bête noire des libéraux

Au Salon bleu, Nicolas Girard a posé plus... (Photo: Jacques Boissinot, PC)

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Au Salon bleu, Nicolas Girard a posé plus de 200 questions - trois autres vendredi - sur l'octroi de places en garderie subventionnées à des donateurs libéraux.

Photo: Jacques Boissinot, PC

(Québec) Il y a 20 ans, des étudiants campaient devant le parlement pendant deux semaines. Pas pour protester contre une hausse des droits de scolarité, mais bien pour demander à Robert Bourassa de déclencher un référendum sur la souveraineté. C'était avant le déclenchement de la campagne sur l'accord de Charlottetown. Sous sa tente, Nicolas Girard, militant au cégep Édouard-Montpetit, était loin de se douter qu'il aurait un jour un siège juste là, à l'Assemblée nationale.

Député de Gouin depuis 2004, il s'est surtout fait connaître cinq ans plus tard par ses révélations sur ce qu'il appelle «le scandale des garderies libérales». Le péquiste, jusque-là plutôt discret, est vite devenu une des bêtes noires du gouvernement.

Au Salon bleu, le député de 40 ans a posé plus de 200 questions - trois autres vendredi - sur l'octroi de places subventionnées à des donateurs libéraux. Le vérificateur général a déposé un rapport embarrassant pour le gouvernement l'automne dernier, et l'UPAC mène toujours des vérifications.

«Je ne pensais jamais que ça prendrait une telle ampleur!», lance-t-il. Il lui aura fallu huit mois de recherches pour monter son dossier. Une «source» qu'il n'a jamais rencontrée lui a donné, au téléphone, de précieuses pistes.

«Sur le plan professionnel, cette affaire m'a fait connaître. Mais sur le plan personnel, ça a été difficile», confie ce père d'un garçon de 4 ans. Il a vécu une séparation. Il a reçu des menaces. En avril, un bloc de béton a fracassé la porte-fenêtre de sa maison. Un geste d'intimidation, dénonce-t-il.

Président du Rassemblement des jeunes pour le Non au référendum sur Charlottetown, puis porte-parole des jeunes souverainistes lors de la campagne de 1995, Nicolas Girard a fait ses armes dans des cabinets du PQ de 1998 à 2003. André Boisclair lui a donné sa première chance. Et c'est le même Boisclair qui l'a invité à lui succéder dans Gouin lors de son départ, en 2004. Nicolas Girard était alors conseiller syndical à la CSN et étudiant à la maîtrise, en relations industrielles.

Lorsque André Boisclair a pris la barre du PQ, le député a été un allié indéfectible. Malgré les tempêtes. Et sous la gouverne de Pauline Marois, il est devenu un membre de la garde montante.

Selon les projections du site web Too Close To Call, une chaude lutte se profile dans Gouin. Françoise David, de Québec solidaire, a décidé d'affronter de nouveau M. Girard. «En 2007 et 2008, on me donnait perdant, et ça ne s'est pas produit», note-t-il. La campagne s'annonce rude. Pas question pour lui de se retirer sous sa tente.




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